NÉGOCIATION AVEC LA PBUSSE
plénipotentiaire le comte de Goltz, qui avait longtemps résidé à Paris comme son envoyé.
A la fin de décembre 1794, la négociation fut pleinement avouée. Schmertz et le major Meyrinck, de l’état-major du maréchal Mollendorf, se rendirent à Baden en Suisse, auprès de Barthélemy; ils annoncèrent la prochaine arrivée du comte de Goltz, qui, en effet, ne tarda pas à venir à Bâle, où devaient se tenir les conférences officielles. Le comité avait souhaité que le traité fût négocié et conclu à Paris , mais n’avait pas insisté sur cette proposition. Le secrétaire de légation attaché au plénipotentiaire fut chargé de se rendre auprès du comité et de lui porter de la part du roi de Prusse l’assurance de ses disjmsitions pacifiques et bienveillantes.
— « Le roi, mon maître, disait-il, a pu être révolté des horreurs qui ont marqué l’époque de la Révolution française; il est loin de les imputer à la nation, qui en était victime ; il n’a point la prétention de s’immiscer dans son régime intérieur et désire qu’elle retrouve le bonheur dont ses convulsions intérieures l’ont privée. Le changement décisif qui paraît survenu dans les principes et la marche du gouvernement français lui semble un heureux augure pour le rétablissement de la tranquillité. 11 désire la paix et ambitionne même, si les circonstances s’y prêtent, le beau rôle de pacificateur d’une grande partie de l’Europe. »
Le comité, en se félicitant des dispositions du roi de Prusse, déclara que la condition de la paix serait la cession de toute la rive gauche du Rhin, y compris Mayence. On ajouta : « la République ne s’opposera point à ce que la Prusse ou les princes d’Allemagne