‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 127 sur 168 · PAIX AVEC LA PRISSE · texte numérisé non relu

PAIX AVEC LA PRISSE

que ces puissances n’accepteraient point la condition de reconnaître la limite nouvelle de la France.

Les conditions du traité étant ainsi impérativement réglées, la négociation était facile; mais il fallait qu elle commençât. Le successeur désigné du comte de Goltz n’arrivdit point à Bâle; il était à Berlin, et le roi hésitait encore à donner ses instructions et ses pleins pouvoirs; l’Angleterre renouvelait ses démarches publiques et ses intrigues secrètes pour le détourner de la paix. Enfin il se décida; le baron de Ilardenberg arriva à Bâle. Les conférences furent ouvertes et se succédèrent rapidement. Barthélemy était raisonnable, conciliant; il avait l’habitude du langage et des manières polies de la diplomatie. Hardenberg était un homme d’esprit; sans cacher ses sentiments et ses opinions, il cherchait seulement à préparer, par cette paix séparée, une pacification générale.

Les articles patents furent donc tels que les voulait le comité de salut püblic. Les États prussiens de la rive gauche du Rhin devaient être occupés par l’armée française; elle évacuerait ceux qui étaient situés sur la rive droite.

Les articles secrets portaient qu’à l’époque où , par une pacification générale entre l’empire germanique et la République, la rive gauche du Rhin resterait définitivement à la France, la République garantirait au roi de Prusse une indemnité territoriale, en compensation des États prussiens situés sur la rive gauche.

Soit que le comité de salut public l'eût désiré, soit que le roi de Prusse l’eût demandé, un article spécial

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