‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 131 sur 168 · CL- ERRE DE L.V VENDÉE · texte numérisé non relu

CL- ERRE DE L.V VENDÉE

Marceau prirent les dispositions nécessaires pour attaquer l’île de Noirmoutiers, qui, à marée basse, n’est plus séparée du continent par le canal , que la mer ne remplit qu'à marée haute.

Mais le comité de salut public avait dès le commencement de décembre remplacé Marceau par le général Turreau; la direction de la guerre passa en ses mains. Peu après la bataille de Savenay, lorsqu’il prit le commandement, on pouvait déjà reconnaître que la guerre, qui commençait en Bretagne, était loin d’être terminée en Poitou. Les troupes, restées disponibles a Nantes, pendant que Marceau et Kléber poursuivaient les Vendéens jusqu’à Savenay, avaient déjà été dirigées sur la côte. Charette, hors d’état de leur résister, avait tout à coup changé le théâtre de la guerre. Les bords de la Sèvre et l’intérieur du pays de Bocage se trouvaient maintenant sans défense : Charette parcourut cette région, et ne rencontrant point de résistance, il poussa jusqu’à Chàtillon ; puis après avoir ainsi dérouté les Républicains, il revint dans le bas Poitou à Legé, poste qu’il occupait souvent entre Nantes et la Roche-sur-Yon.

Kléber, jugeant combien la situation allait redevenir dangereuse et funeste, proposa un plan pour terminer la guerre. Il voyait combien les habitants étaient lassés et découragés. C’était seulement lorsqu’une bande insurgée venait occuper les villages qu’elle pouvait en tirer des recrues et des vivres; les Vendéens, qui avaient encore les armes à la main, étaient souvent plus exigeants et faisaient autant de ravages que les bleus. Ainsi le projet de Kléber consis- * tait à cerner par une chaîne de postes le territoire où Charette et les chefs du bas Poitou avaient leurs quar-

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