C L'EURE DE LA VENDÉE
tiers et de resserrer de plus en plus cet investissement, jusqu’à la destruction complète de ces bandes. En ce moment, septouhuit mille hommes auraient suflipour mener celte expédition à bonne fin. Comme on venait d apprendre que Larochejaquelein et Stofilet, après avoir passé la Loire, avaient réuni quelques centaines d’hommes du côté de Chollet, Kléber proposait d'aller les attaquer promptement, avant que leurs forces fussent devenues plus considérables. 11 fallait surtout intercepter toute communication entre epx et le bas Poitou. — « Si l'on veut, disait-il, agir en même temps sur tout ce vaste territoire, on forcera les paysans qui ne demandent plus que la paix à se réunir en masse et une nouvelle armée se formera dans la Vendée. Attaquons promptement les rassemblements connus; protégeons le pays et tout rentrera dans l’ordre. »
— « Ce n’est point mon plan » répondit Turreau, lorsque le projet de Kléber lui fut présenté. Les représentants n’osèrent pas être d’un autre avis que le général envoyé par le comité de salut public. Marceau, après avoir publiquement reproché à Turreau de ne pas avoir voulu prendre le commandement au jour du danger, et de ne s’être fait reconnaître qu’après le combat de Savenay, quitta l’armée de l’ouest. Westermann fut dénoncé, envoyé à Paris; il devait bientôt après périr sur l’échafaud.
Un nouveau succès pouvait rendre plus facile encore l’exécution du plan proposé par Kléber ou de tout autre système conforme à la raison et à l’humanité. I.’île de Noirmoutiers venait d’être reconquise1 après une vive résistance. Les vainqueurs y trouvèrent un
1 î janvier <794.