‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 134 sur 168 · RENOUVELLEMENT DE L’INSURRECTION · texte numérisé non relu

RENOUVELLEMENT DE L’INSURRECTION

la guerre. — « Voici la troisième lettre que je vous écris sans obtenir de réponse, » disait le général.

11 tarda peu à reconnaître que les massacres, les incendies et l’universelle dévastation, n’étaient pas un moyen aussi certain déterminer la guerre qu’il l’avait espéré. Les premiers tourbillons de flamme avaient averti les habitants; ils désertaient leurs villages et se retiraient dans les bois et les genêts que les colonnes infernales ne pouvaient réussir à brûler. Les lieutenants de Turreau maudissaient la pluie quand elle éteignait le feu qu’ils allumaient. — « On vous disait, écrivait-il au comité, que la guerre de la Vendée était finie; je n’en croyais rien et j’avais raison. Je dois vous dire la vérité : il existe encore des rassemblements nombreux commandés par La Rocbejaquelein, Stofllet et Charette. S’ils se réunissaient, je pourrais les trouver, les battre et, les écraser; mais disséminés comme ils le sont, il est impossible de les atteindre; ces coquins-là ont une connaissance parfaite du pyas. Ils se cachent au fond des forêts, filent imperceptiblement entre nos colonnes et viennent nous inquiéter sur nos derrières; ils sont changés en voleurs de grand chemin, interceptent les routes et rendent la

correspondance très-difficile Elle n’est point finie,

cette malheureuse guerre ! »

Turreau ne voulait pas convenir que c’était lui et son abominable promenade, qui avaient recruté pour La Rocbejaquelein et pour Stofllet; que c’était lui qui avait peuplé les forêts de fugitifs qui maintenant combattaient en désespérés, pour échapper au massacre et pour venger leurs familles ou leurs amis exterminés. 11 persistait à dire que rien n’était plus

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