‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 139 sur 168 · ÉTAT DÉSASTREUX DES DÉPARTEMENTS DE L’OUEST · texte numérisé non relu

ÉTAT DÉSASTREUX DES DÉPARTEMENTS DE L’OUEST

moyens de subsister, les laisser sans asile, les tuer, les exterminer... Je suis accablé de pétitions, de réclamations; je marche toujours appuyé sur tes ordres; mon règne semble dur; autant le général Bard était aimé et considéré, autant je suis détesté.... Vive la République! je m’en moque, je travaille spécialement pour elle; je n’ai qu’elle en vue1. »

— « Si les propriétaires et les municipaux étaient patriotes, ils enseigneraient les droits de l’homme aux paysans qui les ignorent entièrement. Les propriétaires touchent les revenus de leurs terres , ce qui prouve qu’ils ne sont pas dans nos principes ; je les mène très-durement : c’est pourquoi ils me dénoncent. Je n’entends rien aux batailles politiques et aux combats de plumes, j’ai été élevé à me battre à coups de canon*. »

Turreau n’adressait jamais de reproches à ses lieutenants, il prenait parti pour eux; les infamies et les atrocités du général Huehé devinrent telles que le comité révolutionnaire de Luçon le fit mettre en prison.

Turreau écrivit au ministre de la guerre : — « Toute la Vendée est gangrenée d’aristocratie, j’en ai une preuve dans l’arrestation inouïe du général Huché. La ville de Luçon s’est révoltée contre les principes sévères de Huché, qui n’est pas un grand militaire, mais un républicain pur. »

Le comité de salut public mit la ville de Luçon en état de siège , fit fermer le club comme foyer de la ligue fédéraliste des sociétés populaires, confia au

1 Lettre de Huché à Turreau.

’ Lettre du général Bouuldrl.

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