PROCLAMATIONS DES CHEFS VENDÉENS
factieux qui a usurpé l’autorité : alors nous vous ouvrirons les bras. Jusque-là recevez notre profession de foi :
« Nous vous déclarons, en notre nom et au nom de tous les soldats de notre armée , que nous ne pouvons vous reconnaître ni traiter avec vous, tant que vous nous parlerez d’une république. Nous sommes Français royalistes , et nous le serons toujours. Vivre et mourir pour notre religion et notre roi , voilà notre devise. »
L’autre proclamation avait un ton de cordialité : — « Frères et amis, c’est par force que vous levez vos armes contre nous , et nous ne doutons pas que vos sentiments ne soient les nôtres. Ceux de vos camarades qui ont déserté l’armée républicaine nous ont assuré que vous aussi aviez de la répugnance contre une constitution monstrueuse qui n’enfante que vols , incendies , profanation des choses saintes, massacre horrible de femmes , fdles, enfants , vieillards, infirmes. Vous désirez sans doute trouver un asile parmi nous; nous vous l’offrons ; venez avec confiance vous réunir à nous; alors vous pourrez faire éclater les sentiments de catholicisme et de royalisme que vous portez dans le cœur, et que vous êtes contraints d’étouffer. Nous vous promettons sûreté pour votre vie et amitié fraternelle pour toujours »
S’il devenait difficile aux chefs vendéens de maintenir l’ardeur de leurs soldats ; il leur était absolument impossible d'exercer la moindre influence sur les soldats et les citoyens de la République : le langage qu’ils leur parlaient, loin de les convaincre, ne pouvait que les rejeter dans la voie révolutionnaire. Sans doute les honnêtes gens méprisaient et détes-