‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 144 sur 168 · REPRISE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

REPRISE DE LA GUERRE

taient les généraux et les représentants qui dévastaient leur pays et qui exterminaient pêle-mêle la population; ils maudissaient le gouvernement qui prescrivait ou tolérait de pareilles horreurs. Mais leur éloignement pour une contre-révolution restait toujours le même; et les en menacer était un moyen infaillible de les exaspérer.

En ce sens, les manifestes royalistes reculaient le moment de la pacification et la rendaient plus difficile.

Les proclamations ne furent d’abord signées que par les officiers d’une des divisions de Charette , campée non loin de Nantes. C’était surtout dans cette région que les paysans témoignaient des dispositions à accepter une amnistie. Stofllet et les officiers angevins firent aussi une proclamation à peu près semblable. Une autre signée en commun par les deux étatsmajors, était adressée aux Bretons et aux Chouans, pour les engager à refuser toute proposition de paix.

Dès lors il n’en fut plus question. La plupart des généraux, et plus qu’eux les représentants Bo et Bourbotte, en mission à Nantes, croyaient la pacification impossible et se conduisaient en conséquence. Toutefois les désordres et les cruautés deTurreau n’étaient pas renouvelées, hormis par le général Huché qui, continuant les mêmes atrocités, désobéissait aux ordres de son chef, et n’était point puni.

La correspondance du comité de salut public changea d’esprit et de ton. Les commissions d’agriculture préposées à la levée des récoltes, avaient publié une proclamation toute pacifique. Une lettre signée de " Carnot au nom du comité en désavoua, sinon le texte, du moins le sens qu'on lui supposait.

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