‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 150 sur 168 · CONFÉRENCE DES REPRESENTANTS ET DE CUARF.TTE · texte numérisé non relu

CONFÉRENCE DES REPRESENTANTS ET DE CUARF.TTE

du culte catholique, dont les frais seraient supportés par les fidèles. Sûreté et protection spéciale pour les# prêtres qui n’avaient point prêté serment, avec restitution de leurs biens. — Les habitants de la Vendée s’engageaient sur leur parole d’honneur, à ne jamais porter les armes contre la République. — 11 ne sera employé aucun moyen de violence pour opérer un désarmement ; on en remboursera le prix à ceux qui les rapporteront. »

Afin de pouvoir cultiver les terres, et pour dissiper la crainte encore subsistante de voir détruire ou chasser la population du pays, pour la remplacer par des colons étrangers et de nouveaux propriétaires, Charette demandait l’exemption complète des réquisitions et du recrutement forcé.

L’article suivant était réditré habilement de manière à réserver les droits du roi iégitime. — « Si une puissance ambitieuse ou rivale tentait ouvertement d’usurper le trône, les braves habitants de la Vendée n’oublieraient point qu’ils sont Français et prennent rengagement solennel de mourir pour défendre la cause française. »

Une autre disposition témoignait de l’aversion et de la méfiance que les Vendéens devaient si longtemps conserver contre les patriotes réfugiés dans les villes.

— « La France entière ayant partagé avec nous l’horreur qu’ont inspirée les atrocités des Carrier, des Robespierre et leurs adhérents, on ne recevra dans la Vendée aucun individu qui aurait secondé leurs criminels projets. Nul absent n’y sera par conséquent admis, s’il n’est réclamé par la paroisse de son domicile. »

— Sans dépouiller les réfugiés de leurs propriétés, le projet stipulait « qu’ils ne pourraient réclamer leurs ,

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