‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 156 sur 168 · SOUMISSION DES CHOUANS · texte numérisé non relu

SOUMISSION DES CHOUANS

ilet, son conseil et ses principaux officiers. C’élait une adhésion aux mesures prises pour la pacification des départements insurgés; elle se terminait par la même formule qu’avait signée Charetfe : — « Nous soumettant aux lois de la République une et indivisible, et promettant de ne jamais porter les armes contre elle. »

Pour excuser leur retard , ils disaient : — « Nous n’avons différé la conclusion de la paix que pour consulter les vœux du peuple et celui des chefs de l’armée catholique et royale de Bretagne. »

En effet le 20 avril, dix jours avant la soumission de Stofflet, Cormalin avait réussi à faire signer par un certain nombre de chefs et d’officiers chouans un acte de pacification. L’adhésion donnée d’abord à la Jaulnaye, et que plusieurs chefs de bande avaient depuis consentie à Bennes, était sans bonne foi et sans réa- * lité. La plupart des Chouans n’en avaient tenu aucun compte; ils avaient continué leurs ravages et leurs cruautés. Deux de leurs officiers avaient même été massacrés pour avoir apposé leur signature à la déclaration. Il devenait manifeste que toute pacification était impossible en Bretagne sans l’emploi de la force. Cormatin cherchait vainement à démontrer aux chefs que la soumission était une ruse de guerre rendue nécessaire par la situation; que, durant ce délai , le parti prendrait de nouvelles forces; que la Vendée se soulèverait alors; que les Anglais feraient un débarquement; qu’une armée d’émigrés descendrait sur la côte ; que , dans le reste de la France, et même à Paris, l’opinion royaliste s’élèverait contre le gouvernement de la République : toutes ces paroles n'étaient écoutées ni par

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