GUERRE AVEC LE8PAGNE
Il expliquait comment cette conduite loyale était un moyen efficace de prévenir la guerre.
L’Assemblée constituante, prenant en considération les armements de différentes nations de l’Europe, leur accroissement progressif et la sûreté des colonies et du commerce, décréta que le roi serait prié de donner des ordres pour l’armement de quarante-cinq vaisseaux de ligne.
Les différends entre l’Espagne et l’Angleterre furent terminés par voie de transaction. Dès lors le gouvernement espagnol ne garda plus les mêmes ménagements pour la France. Des Français furent expulsés du territoire espagnol pour cause d'opinion ; les évêques parlaient dans leurs mandements du schisme produit par les lois qui donnaient au clergé une constitution civile. Lors de la fuite de Varennes, une note fut remise par l’ambassadeur d’Espagne pour exhorter la nation française à réfléchir tranquillement sur la résolution que son souverain avait été forcé de prendre, et à respecter la haute dignité de sa personne sacrée, sa liberté et son immunité, ainsi que celle de toute la famille royale.
La même note disait que la retraite du roi avait eu pour cause la nécessité de se délivrer des insultes populaires que l’Assemblée n’avait pas eu le pouvoir d’arrêter et de punir, et de se procurer un lieu de sûreté où le souverain et les représentants légitimes de la nation auraient, pour leurs délibérations, la liberté dont ils avaient été privés jusqu’à ce jour.
Bien que le cabinet de Madrid ne dissimulât aucunement sa conformité d’opinions et de vues avec les puissances qui s’armaient contre la France, il ne prit point part à la coalition et se borna aux prépara-