‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 165 sur 168 · Ü64 SUITE CES NÉGOCIATIONS · texte numérisé non relu

Ü64 SUITE CES NÉGOCIATIONS

blic à la Convention, mais seulement nous rendîmes compte au comité de sûreté générale sous le secret. » Ainsi s’exprime Harmand , de la Meuse, dans le récit qu’il a laissé de cette visite au Temple.

Harmand fut envoyé en mission, aucune mesure ne fut prise. Les gardiens ne furent ni blâmés ni approuvés des soins qu’ils prenaient de leur prisonnier; ils ne furent pas autorisés à lui donner plus de liberté, plus de distraction. Le régime de surveillance resta subordonné à la disposition des commissaires de section qui se succédaient chaque jour et différaient d’opinions ou de caractère; nul médecin ne fut appelé, nul traitement ne fut essayé: 11 y avait manifestement une volonté de laisser la maladie et la prison achever leur œuvre.

Le comité de salut public, s'il n’eut pas craint d’irriter l’opinion révolutionnaire, aurait pu laisser à la cour d’Espagne l’espérance de lui remettre le fils de Louis XVI, déjà mourant. 11 n’en fit rien, et craignit sans doute de donner plus de vraisemblance aux soupçons que ne manquerait pas de faire naître cette mort, suivant de si près la promesse de le délivrer.

Les représentants qui dirigeaient la négociation s’irritèrent de la note de M. d’Ocariz. « L’Espagne est prise sur le fait, écrivirent-ils à M. Bourgoing. Elle ne peut nier que son projet ne soit la restauration de sa branche aînée. .Nous l’avons vu proclamer Louis XVII dans nos villages, un moment envahis par son armée. Plus tard , quand la force des armes n’a plus secondé ses projets, elle a redemandé Louis XVII pour en faire un roi d’Aquitaine. Aujourd’hui, elle garde un silence prudent sur

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