LES COMITÉS RÉVOLUTIONNAIRES
conventionnel ne donnèrent aucune inquiétude réelle et finirent par être adoptés presque à l’unanimité. Ils n’étaient point la garantie d’un ordre bien établi et durable. Chacun savait qu'il s’agissait, comme auparavant, d’un pouvoir révolutionnaire. Les abus de pouvoir, l’oppression de l’Assemblée, la précipitation des votes devenaient plus difficiles; l'unité et la persistance dans la direction politique auraient pu en recevoir quelque atteinte ; mais ce péril était peu à redouter, tant qu’une majorité sincèrement dévouée au maintien de la République serait d’accord pour tout ce qui se rapportait à la guerre , aux relations extérieures et à la préservation de l’ordre intérieur. Une réaction plus ou moins complète serait-elle exercée contre les mesures et les hommes de la Terreur ? telle allait être la grande question où une lutte était inévitable. Toutefois, la diminution de pouvoir que subissaient les deux comités était une sauvegarde contre les excès de la domination d’un parti. Le gouvernement se trouvant ainsi disséminé dans l’Assemblée devait nécessairement appartenir aux opinions moyennes.
On s’occupa donc à réformer les institutions de la Terreur. Le nombre des comités révolutionnaires fut restreint à un par distinct; leurs pouvoirs furent diminués. Le renouvellement par quart, de mois eu mois, leur fut imposé. Les arrestations devaient être ordonnées par la majorité. Le nombre des comités était de quarante-huit à Paris , un par section ; ils furent réduits à douze. Mais la Convention n’eut garde d’appeler les assemblées primaires à la fonction de renouveler les comités révolutionnaires. De part