INSURRECTION A MARSEILLE
vention comme ils mènent une société, respectable avant l’époque où ils l’ont dominée. Savez-vous ce qui les effraye? c’est la liberté de la presse; elle a toujours été l’effroi des tyrans. Savez-vous quels sont leurs infâmes lieutenants? Ce sont ces hommes qui ont rougi la mer par le flux ensanglanté de la Loire. Il y a eu un moment où le navigateur qui , sous l’équateur, recevait le baptême de la ligne, pouvait craindre d’être trempé de sang. Voilà ceux qui mettent les Jacobins en feu et qui jettent parmi nous les tisons de la discorde. Ces hommes voudraient ressusciter la commune aux Jacobins. Ils ont dressé un théâtre où chacun d’eux joue un rôle plus ou moins odieux; l’ombre de Robespierre est au trou du souffleur.... Ils sont en petit nombre , les scélérats; les Jacobins mieux éclairés en feront justice. Us savent que la Convention seule doit tenir les rênes du gouvernement. Aucune autorité, aucun corps, aucun pouvoir n’a droit de rivaliser avec elle. Les Jacobins ne doivent pas souffrir qu’on dise à leur tribune : « Bientôt un ro- « cher se détachera de la Montagne pour écraser tout « le reste; » ou bien encore : « Nous sommes assez « de cinq ou six. »
— « C’est Vadier qui a dit cela ! » s’écrièrent plusieurs voix.
— « Nous avons promis d’opérer le bonheur du peuplo, tenons-lui parole; sauvons notre pays. Quand vous aurez accompli cette tâche glorieuse, assommezvous les uns les autres, si vous voulez. »
k On a cherché à exciter une insurrection en faisant croire que la Convention veut anéantir les sociétés populaires, et l’on s’en va criant partout : « Vivent le3 ■< Jacobins! » La Convention crie : « Vive le peuple! v. 7