‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 38 sur 168 · ATTAQUE CONTRE L'ANCIEN COMITÉ DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

ATTAQUE CONTRE L'ANCIEN COMITÉ DE SALUT PUBLIC

apercevait pas une apparence de regrets, ni de remords. C’était l’expression de la conscience d’un homme, qui ne reconnaît d’autre morale que l’entraînement révolutionnaire; qui croit que tous ses actes ont découlé de la position qu’il avait prise; que tous les pas qu’il a faits doivent être expliqués par la route où il a passé. C’est ainsi que Collot, comme tant d’autres, s’étonnait d’être accusé et réclamait contre cette injustice.

Les explications qu'il donnait étaient curieuses sous un autre point de vue. On y voyait comment les choses se passaient dans le comité de salut public; comment était exercé cet absolu despotisme, cette dictature collective, où l’ordre ne trouvait pas plus de garantie que la justice. L'état de la Convention sous les maîtres qu’elle s’était donnés , apparaît aussi d’une façon vivante. En un mot, c’est une peinture de l’intérieur du gouvernement de la Terreur.

Billaud-Varennes ajouta peu de choses à la justification donnée par Collot. Il insista pour que le témoignage des membres non accusés du comité de salut public fût entendu.

Un autre reproche , emprunté à la dénonciation de Lecointre, fut aussi répété : — « Vous avez voulu livrer la Convention à ses ennemis. Après le décret qui ordonnait l’arrestation de Robespierre, vous avez chargé la commune rebelle du soin de maintenir la tranquillité de Paris. »

Barère repoussa avec colère cette accusation; elle était réellement de toute injustice; le comité avait pu laisser apercevoir du trouble et de l’incertitude, mais comment pouvait-on imputer aux trois membres du comité de salut public d’être complices de Robes-

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