ABOLITION DES DÉCRETS RENDIS CONTRE LYON
dans le gouvernement révolutionnaire. Ne nous éloignons jamais de la démocratie, car elle fait le bonheur du peuple. » Ainsi parlait Bourdon de l'Oise.
Dubois-Crancé avouait la fatale influence des Jacobins et la dépeignait avec de vives couleurs , mais il l'attribuait à la composition de cette société; elle n’était pas assez épurée, il s’y trouvait encore trop de partisans de Robespierre. — « Il faut, dit-il, qu’elle soit épurée par vous ou par un de vos comités. Vous en avez le droit, puisque vos commissaires dans les départements ont souvent suspendu ou régénéré des sociétés populaires. » C’est de cette sorte que les révolutionnaires comprenaient la liberté. Ils voulaient des clubs , et en même temps ils demandaient qu’on ne put y être admis que par la permission de l’autorité publique.
Comme cet expédient était dans l’esprit du temps, il fut adopté en principe, elles comités furent chargés de présenter un projet de décret « sur les moyens de rendre les Jacobins utiles à la chose publique «
Lorsque, sans aucune accusation formelle, sans soumettre à nulle enquête, à nul jugement les hommes ou les mesures qui avaient fait tant de mal, la Convention cherchait seulement à le réparer, elle procédait avec plus de calme et d’unanimité. Après que les massacres y avaient cessé, Lyon avait continué à subir le joug le plus dur. La ville était restée assujettie à une bande de Jacobins que Couthon, Ronsin ou Collot avaient installés dans les emplois publics; ils exerçaient une arbitraire autorité, vexaient et emprisonnaient les honnêtes gens ; ils se livraient surtout à de continuels pillages , à d’impudentes