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AMNISTIE PROPOSÉE POUR LES VENDÉENS

efforts furent inutiles; l’ajournement et l’appel nominal furent repoussés. 11 n’y eut point de discussion et le décret fut voté.

C’était un succès pour la politique des comités, qui consistait à tenir en équilibre les exigences des réactionnaires et les clameurs séditieuses des Jacobius. Mais cette situation douteuse ne devait pas être longtemps maintenue. Le gouvernement n’était pas assez fort et n’avait même pas une volonté assez ferme pour imposer le silence et l’inaction aux deux partis.

Quelque chancelante et provisoire que fût sa position , il manifestait de bonnes et raisonnables intentions. Carnot annonça à l’Assemblée que le comité espérait mettre un terme à la déplorable guerre de la Vendée.

— « Des généraux habiles, désintéressés, humains, ont remplacé des chefs dont la barbarie surpassait celle des brigands. Les essais d’un système d’indulgence combinée avec la bonne discipline et la force de l’armée produisent déjà d’heureux effets. Mais l’intervention de l’Assemblée est nécessaire pour ramener des hommes égarés. Comment espérer les soumettre et les ramener à l’obéissance des lois , lorsque ces lois prononcent peine de mort contre tous ceux qui depuis deux ans ont pris part à un rassemblement quelconque ; peine de mort contre tous les prêtres réfractaires ; peine de mort contre tous les fédéralistes; peine de mort contre tous ceux qui recèleront des individus appartenant à une des catégories cidessus désignées ou qui sont en correspondance avec eux? Ainsi la législation repousse invinciblement

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