‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 62 sur 168 · DISCUSSION SCR LES ÉMIGRÉS · texte numérisé non relu

DISCUSSION SCR LES ÉMIGRÉS

Toutes ces propositions furent votées avec transport. A peine Botfrdon de l’Oise put-il obtenir un amendement qu’appuya .Merlin. Le décret qui chargeait un commissaire de la Convention de s’enquérir des faits, avait engagé un grand nombre d’individus à revenir pour présenter leurs réclamations: seraient-ils traités comme émigrés rentrés, c’est-àdire mis à mort? telle était la question qu’on parvint à faire écouter.

La fougue révolutionnaire qui avait éclaté dans cette discussion avait un caractère si excessif, et si étrange dans les circonstances du moment, que, lorsque le procès-verbal fut le surlendemain présenté à l’Assemblée, la question se reproduisit à propos de la rédaction du texte de ce décret. Duhem lui-méme parla des malheureux du département du Nord, que l’ennemi avait emmenés par force en se retirant.

Laurenceot demanda si la Convention voulait exiler à jamais les ouvriers de Lyon qui avaient porté leur industrie en Suisse; si elle voulait rapporter un décret qu’elle avait déjà rendu pour rappeler les matelots qui se trouvaient hors de France.

Les Montagnards requéraient bruyamment que le procès-verbal fût mis aux voix, puisqu’il s’agissait, non pas du sens, mais de la rédaction du décret. Ce jour-là ils avaient cessé de faire peur à la Convention. Les députés d’Alsace répétèrent avec plus de détail le récit de l’émigration de leurs compatriotes; ils en évaluaient le nombre à quarante mille. — «L’amendement de Bourdon ne sauvera point la vie à ceux qui sont rentrés, car ils n’ont pas de quoi subsister hors de chez eux. »

Bourdon de l’Oise remontra qu’une question de

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