‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 73 sur 168 · RAPPORT DE LA COMMISSION DES VINGT ET UN · texte numérisé non relu

RAPPORT DE LA COMMISSION DES VINGT ET UN

signés d’un seul membre du comité; d’autres portant seulement les signales de Collot, Billot, Barère. Le mandat d’arrêt de la citoyenne Cabarus était signé Bobespierre, Billaud, Barère.

Le rapporteur continuait à rechercher la part d’autorité ou d'influence que chacun des accusés avait pu avoir sur les actes de gouvernement du comité de salut public. Un arrêté émanant de la police générale avait enjoint au tribunal révolutionnaire de juger dans les vingt-quatre heures les prévenus d’une conspiration de prison àBicêtre; cet arrêté avait coûté la vie à trois cent onze victimes.

Un projet présenté par Hermann, chef de la commission d’administration intérieure, devait autoriser celte commission à déblayer les prisons d’une manière révolutionnaire et prompte: l’approbation fut donnée par Robespierre, Billaud et Barère.

Vadier avait fait traduire au tribunal plusieurs de ses compatriotes de l’Ariége, entre autres un père de famille qui avait refusé sa fille en mariage au jeune Vadier. 11 avait écrit à Fouquier-Tinville que, « s'il en échappait un seul, ce serait une calamité publique. »

Barère avait signé un projet d’arrêté pour établir quatre sections du tribunal révolutionnaire qui devaient parcourir les départements. Il avait oublié cette signature, lorsque dans ses Mémoires il s’est vanté d’avoir combattu ce projet.

L’arrêté, contraire à une loi rendue sur le rapport de Saint-Just, par lequel Maignet avait été chargé d’établir une commission populaire à Orange, était signé Robespierre, Couthon, Collot et Billaud.

Les actes d’atroçité qui avaient signalé la mission

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