‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 74 sur 168 · RÉPONSE DE BARÈRE · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE BARÈRE

de Collot à Lyon, le chargeaient d’une responsabilité directe et personnelle.

L’approbation et les encouragements donnés à Joseph Lebon étaient aussi présentés comme une charge individuelle contre Barère et Billaud.

La conclusion du rapport était qu’il y avait lieu à accusation contre Vadier, Billaud, Collot et Barère, comme principaux auteurs de la conspiration tramée contre le peuple.

Legendre demanda et la Convention statua que les prévenus seraient mis sur-le-champ en état d’arrestation, en conservant toute latitude nécessaire à leur défense.

Puis la parole fut accordée à Barère. Sans entrer dans une défense complète et détaillée, il combattit sommairement le système de l’accusation. Elle portait sur des actes attribués particulièrement aux membres du comité qui les avaient signés. — « Or, disait-il, tout acte du comité de salut public était essentiellement collectif. Le travail était partagé entre les différents membres qui le composaient; mais tous indistinctement signaient le travail les uns des autres. » Quant à la question d’inlluence, il lui paraissait impossible qu’elle fût posée sans attenter à la liberté d’opinion et de parole qui est la prérogative essentielle d’un représentant du peuple. — .< Chacun a été nommé précisément pour exercer son influence sur l’Assemblée et pour faire prévaloir son opinion ou pour la soumettre à l’opinion de la majorité. D’ailleurs , plus tard nous montrerons comment nous avons toujours consulté et suivi l’opinion publique.

Le comité de salut public n’était point le gouver-

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