‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 80 sur 168 · DISCOURS DE REWBELL · texte numérisé non relu

DISCOURS DE REWBELL

inspirée la tyrannie révolutionnaire, excita les plus vifs applaudissements.

— « On a voulu appeler républicanisme les horreurs qui se passaient avant le 9 thermidor. Parce que la Convention ne fait point guillotiner par centaines, on voudrait l’accuser de pencher au royalisme. Non ! tant que la Convention sera ou passera pour être républicaine, jamais ni le royalisme ni le terrorisme ne pourront prendre le dessus. Oui , nous le proclamons à la face de l’univers, la Convention est républicaine.

«Et si des malheurs arrivaient, il ne faudrait pas croire que les royalistes ou les terroristes seraient vainqueurs. Après la dissolution de la Convention, il resterait encore des républicains; jamais un seul républicain ne voudrait vivre dans un pays qui serait devenu la proie des traîtres et lâches émigrés. Que les royalistes enragés ne s'y trompent pas, eux-mêmes seraient les premières victimes de l’émigration.

« Prévenons de tels malheurs , notre devoir est de comprimer les royalistes , et aussi les hommes qui prétendent qu’il y a beaucoup de royalistes, afin de faire croire à une force qui n’existe pas. Mais point de lois vagues, pas de loi qui prescrive une formalité par où puissent se soustraire les plus grands coupables; pas de question intentionnelle, mais une exacte définition des délits.

« Je sais qu’il y a des gens qui ne se plaisent pas dans une société républicaine : eh bien! qu’ils partent! »

ltewbell demandait une loi qui prononçât non point la mort, mais la déportation. — « Les bons citoyens n’aiment pas le sang, mais ils voudraient voir la

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