‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 82 sur 168 · RESTITUTION DES BIENS DES CONDAMNÉS · texte numérisé non relu

RESTITUTION DES BIENS DES CONDAMNÉS

constitution, il la représentait comme une conséquence des immortelles journées du 24 juillet, du 5 octobre, du 10 août et du 31 mai. La dernière date était inadmissible après ce qui avait été dit et voté depuis dix jours.

On lui cria : — « 11 n’y a que les assassins et les voleurs qui rappellent le 31 mai. »

Au milieu des encouragements de la Montagne et des injures de la droite, Lecointre ne pouvait achever son discours. Cambacérès et Tallien demandèrent qu’on le laissât continuer.

Puis Cambacérès fit. remarquer que , de l’aveu même de Lecointre, la constitution ne pouvait être mise en pratique avant d’avoir délibéré sur les lois organiques, indispensables à son exécution. Les lois de police générale, entre autres la loi des suspecta, que Lecointre proposait d’abolir sur-le-champ, ne pouvaient disparaître sans être remplacées par d’autres. Ainsi Cambacérès demandait que cette motion fût renvoyée aux trois comités, en les chargeant de s’occuper de la prompto organisation du gouvernement définitif, et de la régularisation du gouvernement provisoire : on ne lui donnait plus le nom de gouvernement révolutionnaire.

Une autre proposition vint témoigner de l'autorité que les idées de justice et de réparation avaient progressivement acquise dans l’Assemblée. Déjà plus d’une fois les veuves ou les enfants des condamnés avaient réclamé contre la confiscation des biens , prononcée par des jugements , qui maintenant étaient reconnus et proclamés aussi iniques que cruels. D’abord on avait tout refusé, sans examen,

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