‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 92 sur 168 · PACIFICATION DE LA VENDÉE · texte numérisé non relu

PACIFICATION DE LA VENDÉE

mis de la France, mêlant le caractère détestable de la guerre civile aux horreurs de la guerre étrangère. Non, les bras de la liberté ne s’ouvriront jamais pour eux ; ils n’y pourront trouver que l’échafaud, lisse sont déportés eux-mêmes. »

Fréron continuait assez longuement sur ce ton, sans réfléchir qu’au moment même la République traitait avec Charette et Stolllet, en leur accordant plus qu’une amnistie. Certes il prouvait surabondamment l’injustice des Jacobins qui lui reprochaient de trahir la cause révolutionnaire et de passer aux royalistes. Montrer plus d’humanité pour Joseph Lebon et Maignet que pour les émigrés était un souvenir des massacres de Toulon.

Il faisait encore une réserve contre les généraux qui trahissaient la patrie, ët enfin il rendait toute définition incertaine en maintenant la peine de mort contre le délit vague et arbitraire de provocation à la royauté. — « Vous répondrez à quiconque jettera un cri en faveur de la royauté par un cri de mort. »

Le discours fut applaudi et le projet renvoyé aux comités.

Les dispositions de mansuétude de la Convention ne pouvaient s'étendre jusque gur Fouquier-Tinville; le long retard de son procès était déjà un scandale ; il eût été difficile de braver l’opinion publique et d'arrêter le cours de la justice. La Convention décréta que le tribunal révolutionnaire resterait en permanence jusqu’au jugement définitif de Fouquier et de ses coaccusés.

Tout prospérait au gouvernement de la Convention. Sa marche n’était plus arrêtée ni troublée par cette opposition bruyante, sans intelligence ni bonne foi, qui,

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