‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 93 sur 168 · PACIFICATION DE LA VENDÉE · texte numérisé non relu

PACIFICATION DE LA VENDÉE

pour un intérêt de parti , oubliait l’intérêt public et sacrifiait le bien du pays. Les grandes déterminations prises par les comités pour arriver à la paix, et pour établir dans l’administration plus d’ordre ou même plus de justice, pouvaient maintenant être manifestées sans exciter de séditieuses clameurs , sans être débattues dans un esprit de méfiance et de calomnie.

Ainsi fut annoncée l’heureuse et complète issue des négociations entreprises avec les chefs des Vendéens et des chouans. Cette guerre funeste, qui avait fait couler tant de sang , qui avait été souillée de tant de massacres et de dévastations, était enfin apaisée.

Le comité de salut public n’expliqua point à quelles conditions avait été obtenue la soumission de Cliaretle, des chefs de l’armée d’Anjou, de la chouannerie et enfin de Stoïïlet, le dernier qui eût traité. La Convention ne voulut pas y regarder de près. Les termes dans lesquels l’autorité de la République avait été reconnue n’étaient peut-être pas empreints d’une entière sincérité. Les détails de l’entrevue des représentants avec les généraux vendéens ne furent pas donnés avec une complète exactitude. L’entrée de Charette à Nantes n’avait pas été racontée précisément comme elle s’était passée. Mais le résultat décisif était obtenu. La paix conclue avec les chefs et les états-majors pouvait ne pas sembler réelle ni durable; le fait important, c’est que la population était pacifiée et qu’elle ne reprendrait plus les armes tant qu’elle ne serait point vexée et tyrannisée par un gouvernement insensé ou par des administrations locales livrées aux passions de l’esprit de parti : c’est ce que jugea avec discernement le général Hoche, qui fut pour beaucoup dans la pacification incomplète

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