PAIX AVEC LA PRUSSE
des chouans. 11 vit d’avance comment il s’y prendrait pour terminer promptement cette guerre, si elle venait à se renouveler.
La Convention approuva, par un décret du 27 avril 1795, la conduite de ses commissaires, et ordonna l’exécution de leurs arrêtés. Les conditions réglées et convenues avec les chefs vendéens ne devaient pas avoir une autre forme; car on ne pouvait négocier de puissance à puissance.
La paix conclue avec le roi de Prusse n’était pas un moindre événement ; elle avait été négociée à Bâle par M. Barthélemy, ministre plénipotentiaire de France, et le baron de Hardenberg. Dès longtemps, le cabinet de Berlin était disposé à abandonner la coalition et à reconnaître la République. 11 attendait le moment où la France aurait un gouvernement avec lequel il fût possible de négocier. Mais en même temps il fallait non pas que ce gouvernement acceptât la paix , mais qu’il l’imposât par la victoire. En effet , il n’eût été permis à aucun pouvoir né de la Révolution do subir des conditions prescrites par des vainqueurs. Cette paix de Bâle prouvait donc que les armées françaises étaient devenues maîtresses de la guerre et constatait l’impuissance de la coalition ; elle témoignait aussi que la République présentait une apparence d’ordre , de raison , et la possibilité d’un établissement stable. Désormais elle pouvait prendre place, et une grande place, parmi les puissances européennes. Ainsi son plénipotentiaire ne voulut point qu’elle fût reconnue ; elle existait par elle-même , et sou litre ne pouvait être le consentement d'un souverain étranger.
— v II y aura paix, amitié et bonne intelligence entre