DÉCRET SUR LES BIENS DES PARENTS D’ÉMIGRÉS
nal. L’échange des ratifications eut lieu le 30 avril, et la promulgation du traité fut votée avec la même convenance et la même dignité. 11 y avait loin, en ce moment, de la Convention de 1793 à la Convention de
Le roi de Suède, ou plutôt son oncle régent pendant la minorité, ne s’était pas joint à la coalition et n’avait pas déclaré la guerre, mais il n’avait établi aucun rapport entre son gouvernement et le gouvernement français. Il n’y avait donc point de traité à négocier.
Le régent de Suède accrédita, comme ambassadeur près la République française, le baron de Staél-Holstein, qui était ambassadeur près de Louis XVI , avant le 10 août. Il fut reçu par la Convention nationale selon le cérémonial qu’on avait mis en usage pour le ministre de Toscane, et pour les ministres de Suisse et des États-Unis d’Amérique.
La situation de l’Assemblée pouvait donc paraître favorable au rétablissement de l’ordre, en même temps qu’elle témoignait de l’honneur des armes françaises. Mais à l’intérieur, rien ne ressemblait à un état de choses qui comportât la durée. Tant de succès n’avaient pas d’autre résultat qu’un instant de trêve, un temps d’arrêt æu mouvement révolutionnaire; tout était provisoire et chancelant : il n’y avait aucune illusion à se faire. Chaque parti, parmi les représentants, comme danB le public, se sentait assez fort, non pour conquérir et posséder le pouvoir, mais pour ne pas respecter l'autorité de la Convention. Cependant elle s’occupait à supprimer, amender, atténuer ce que la législation révolutionnaire avait de trop inique ou de trop déraisonnable.