CHAPITRE Xllt
En Angleterre, on trouve des calcaires plus massifs alternant avec des strates d’argile ferrugineuse ou de salde et, çà et là, se transformant entame qui constitue un étage intermédiaire entre le jurassique et le crétacé. Un le considère comme le dernier anneau de la série jurassique et il n'apparait que dans ce pays et dans les coteaux du Weser, de Helinstadt à Osnabrück. On réunit ces couches sous le nom de terrain wealdien divisé en trois étages qui sont de
Fig. 21. — Coups prise dan» le sud de ^Angleterre, depuis le» environ» de Londres, vers Brighton, jusqu'à la mer *.
bas en haut le calcaire de Purbeck (250 pieds d’épaisseur, a), le sable de Hasting (b, 400 à 500 pieds) avec des assisès de charbon très-faibles et \' argile wealdienne (wcald clay, c, 150 à 200 pieds . Ces assises sont remarquables par leur richesse en animaux d’eau douce et terrestres. Ce fait prouve qu’elles sont d’origine lacustre et qu elles ont été formées au moyen de matériaux de transport apportés par de grands courants qui descendaient des massifs continentaux plus élevés. Il explique aussi pourquoi elles n’existent (pie sur quelques points limités. L’Angleterre seule, eu effet, possède une étendue de terrain considérable qui en soit formée ; elles embrassent presque tout le Sussex et une partie du Surrey et du Kent. Eu Allemagne on a retrouvé ces couches dans une série analogue de grès ferrugineux, succédant immédiatement aux derniers étages jurassiques ; mais ils ne présentent plus de caractères minéralogiques identiquement semblables. On y exploite dans plusieurs localités des couches de houille, qui, dans l’Oslerwald, forment jusqu’à dix-huit assises superposées. Les fossiles des deux bassins offrent plus de ressemblances.
1 Cette coup«* commence nu sud do Londres, près du Rollcv Kill (*), liant de 8011 pieds, et s’étend, suc une longueur d’environ 0 milles, jusqu'au canal de Newhaven. \a hauteur et la longueur sont dans le rapport de 10 à 1. Ia*s trois couches du groupe wcaldied [a, b, c' , forment une selle sur laquelle s’appuient, nu nord et au sud, les strates crétacées : fl, marne (néocomien) bleue inférieure ; e, sable vert ; f, marne argileuse bleue supérieure jgault;. Ensuite vient la marne crayeuse avec le sable vert supérieur g , et au-dessus la craie rlle-mmie h; i, couche inférieure du tertiaire (argile plastique) ; m, niveau de In mer.
ÎIISTOIRK DK LA CRÉATION.
Les véritables étages «lu terrain crétacé sont très-distincts. Nous y admettons deux roches principales. L’une, le quadersandstein (grès à carreaux) a une couleur grisâtre et se compose jle grains de quartz, qui, tantôt sont agglutinés entre eux sans ciment (quadersandstein proprement dit), tantôt par un peu d’argile ou de calcaire (jtlânersandslein) ou par de la marne (ijrisvert en Allemagne, qlauconie en France, et encore craie chlor itée). Hans la plupart des localités ce ciment est cellulaire, ce «jui l'ait que ce grès est de tous le plus facile à désagréger ; cependant cette propriété est moins marquée dans la glauconie qui est très-calcaire et dans son congénère le macigno à grain lin. De nombreuses fentes, qui parcourent la roche dans le sens vertical au plan de stratification, contribuent beaucoup à faciliter sa décomposition et produisent des formes curieuses eu pyramides, en colonnes et en obélisques qui donnent au quadersandstein une physionomie si particulière. Ile tout temps, on les a considérées comme des constructions dont l’origine était plutôt artificielle que naturelle et on leur a donné le nom de mnrailles du diable, sous lequel les quadersandsteins situes au pied septentrional du Hartz, entre Ballenstadt et lllankenbnurg, sont probablement bien connus de beaucoup de mes lecteurs. Tout aussi intéressants sont, dans la Suisse saxonne, les montagnes coniques écrasées, dont le pied est enterré dans de puissants talus d’ébouleuicnt provenant de leurs flancs ; citons plus particulièrement le Lilicnslein une des plus régulières. Oui ne connaît les tours et les pics de cette montagne située près de Bastei en face de Kônigstcin et n’admire la hardiesse avec laquelle les pointes et les aiguilles de rochers se combinent pour former des arcades, des ponts et des galeries. Mais l'admiration du spectateur est encore plus grande en face des colonnes minces et hautes des gorges de Bieler, sur la pointe desquelles croissent de beaux arbres et qui présentent les diamètres et les hauteurs les plus variés. Elles sont le résultat des décompositions successives qui se sont exercées sur des montagnes coniques formant autrefois une masse continue et res-emblant par la grandeur et la forme au Lilienstein. Les quadersandsteins bohémiens, près d’Adersbach, sont tout aussi connus et peut-être encore plus célèbres à cause de l’établissement de bains contigu. I,a désagrégation ne s’y est |ias effectuée de haut en bas comme en Saxe, mais elle a attaqué 1a roche par-dessous et produit des formes ou