CHAPITRE XX
ont des carapaces dures, diaphanes, ouvertes par devant et quelquefois aussi à la partie postérieure. Les Foraminifères , dont nous avons déjà parlé à propos de l'animal le plus ancien, VEozoou canadeu.se du système laurentien et à propos de la craie, appartiennent à cette catégorie. On n'a reconnu sur leur corps ni ouverture huccale, ni nucléus pour les organes de reproduction ; la plupart ont une coquille calcaire divisée en chambres par des cloisons transversales. Les Eponges aussi appartiennent aux animaux irréguliers; 1cm- charpente fibreuse, .comme tout le monde le sait de l’Éponge ordinaire, porte leur corps composé d’une substance molle semblable à celle des Infusoires et des Foraminifères. Les animaux irréguliers considérés comme le premier groupe principal du règne animal prennent le nom de protozoaires.
Les animaux réguliers ont toujours un organe central, destiné à recevoir les aliments et autour duquel se groupent les autres parties du corps. Une large ouverture, la bouche, sert d’orifice d’entrée à cet organe jouant le rôle de cavité digestive. Cependant, cette bouche est quelquefois remplacée par des porcs nombreux et simples ou par des organes prolongés en forme de tube, appelés tubes d'absorjttion, au travers desquels les liquides ne font que traverser, et qui par conséquent n’absorbent pas en réalité les aliments, mais leur enlèvent leurs parties nutritives, en les introduisant seules dans le corps de l’animal. L’anus manque encore cl sa présence chez les animaux réguliers n’est qu’une exception. A côté de cet organe destiné à la conservation de l’individu, se trouvent les organes de la reproduction qui président à la conservation de 1 espèce. Ils se présentent sous la forme de cavités tubuleuses, qui sécrètent la substance reproductrice, et sont disposées autour de l’organe digestil simple ou à côté des tubes d’absorption multiples. Ces cavités renferment de grandes cellules globuloides ou ovales, dont le contenu finement granuleux et coloré le plus souvent en jaune, en vert ou en rouge enveloppe une cellule centrale beaucoup plus petite; ces cavités portent le nom d’oraires et les cellules celui d 'œuf. Le contenu granuleux de l’œuf, enveloppé par une membrane particulière, constitue le jaune, la petite cellule interne est le germe, 1 élément primordial de l’œuf, qui précède toutes les autres parties, et sert a former l’œuf complet, puisque le jaune se rassemble autour de lui par une sorte d’attraction centripète. Ce n’est qu 'après que ce phé-
nomène s’est effectué, que l’œuf s’entoure d’une couche homogène et limpide d'albumen, #dont la quantité peut varier' suivant les espèces et dont l’enveloppe extérieure prend la texture solide d'une coquille. Mais tous les organes de reproduction ne contiennent pas des œufs ; il en existe une seconde sorte, dont la cavité tubuleuse produit tout au bout de son extrémité des cellules primitives et limpides, analogues au germe. Les éléments secondaires ne se rassem blent pas autour d’elles, mais se développent à l’intérieur. Ces cellules deviennent ensuite opaques, se remplissent d'une substance à grain fin, qui se divise par segmentation en portions égales et forme de nouvelles cellules, dont le contenu prend plus tard une texture définitive, composée ordinairement de fdets très-fins. Ces petits filaments, ainsi que les autres produits analogues de forme différente, prennent le nom de spermatoides ; le liquide dans lequel ils flottent, après qu’ils ont quitté leur cellule matrice, est la semence animale (sperma) et l’organe qui le produit le testicule. Le contact des spermatoides avec l'œuf, contact qui est suivi d’une pénétration réelle dans ce dernier absolument comme chez les plantes, produit la première phase d’évolution du germe ou IVmbryon. Tous les animaux ont deux sortes d'organes de reproduction, mais ils sont ordinairement placés sur des individus différents; ceux qui ont l’ovaire sont les femelles , les autres les mâles.
Ces deux organes, en se disposant autour de la cavité centrale dans un rapport numérique défini, réagissent sur le nombre ultérieur des autres. On le voit très-clairement, ainsi que la régularité harmonique qui l’accompagne, dans le système nerveux qui forme un anneau autour du gosier ou orifice de l’estomac. Des rayons partent de cet anneau en nombre correspondant à la quantité fondamentale et se dirigent vers la périphérie de l'animal, où ils se ramifient. Quelquefois ces nerfs se terminent par un organe sensible particulier, les yeux, qui se distinguent par leur pigment rouge. Le système musculaire des animaux réguliers est disposé de la même manière. Des muscles annulaires ou sphincters , placés autour de la bouche et de l’anus, forment les centres, auxquels se rattachent d’autres faisceaux musculaires, distribués uniformément à la partie périphérique, conformément au rapport numérique du système nerveux et des organes reproducteurs, entourent le corps et mettent l’animal entier en mouvement par leurs vibrations souvent rhy-