CHAPITRE XX
qu’au lieu de bras, il avait des replis rayonnants en nombre indéterminé autour de la bouche, on trouve un nombre égal de rayons dans la cellule. Aux tentacules correspondent les feuillets mésentériques dans la cavité abdominale; ils partent de l’enveloppe extérieure, en se dirigeant vers la bouche, et sont encroûtés comme l’enveloppe elle-même. Ces lamelles étoilées, qui occupent le fond des cellules des coraux calcaires, offrent par leur dimension, leur disposition en cercles défiitis, leur bordure, densité ou porosité, leurs connexions avec l'axe central des cellules, un excellent critérium pour distinguer les familles et les genres. Quelques espèces de ce groupe conservent toujours à la périphérie leur enveloppe charnue, ne sont sédentaires que pendant leur jeunesse, et deviennent libres en vieillissant, sans cependant posséder aucun appareil au moyen duquel ils puissent changer de lieu à volonté. Ils constituent le groupe des Fumjines. Les Lithophytes ont une place importante dans l’économie de notre planète, ear ce sont des membres de leur groupe qui revêtent les rochers de la mer de leurs constructions calcaires, les élèvent jusqu’à sa surface et édifient ainsi des récifs madréporiques et même des îles. Ils étaient aussi actifs dans les époques primitives de la Terre, et on retrouve souvent leurs débris en masses puissantes. Nous en avons déjà parlé en décrivant les terrains jurassique et crétacé. La' quatrième tribu j enlin, comprend les Polypes qui ne sont jamais immobilisés comme les précédents, mais ne se lixent qu’à l’aide de leur molle substance animale et peuvent changer de place à volonté. Ils ne sécrètent aucun produit calcaire, vivent en général en individus isolés et portent un grand nombre de tentacules, d’où leur nom de Polyactinie. Le genre principal Actinii’ est actuellement représenté par de nombreuses espèces sur les rivages de toutes les mers; il brille ordinairement des couleurs les plus éclatantes, semblables aux belles Ueurs de Cactus, avec lesquelles il a quelque analogie ; mais il ne se compose que de parties molles et n’existe nulle part à l’état fossile. Les Méduses (Acalephse) constituent, d’après une opinion à peu près généralement admise aujourd’hui, un groupe particulier et peut-être un second ordre de Polypes. On leur donne aussi le nom de Polypes nageurs , à cause de leur mobilité complète' dans la mer, lorsqu’elles sont arrivées à leur complet développement. Elles naissent d’abord sur un poly- • pier, s'eu séparent plus tard par scissiparité ou bourgeonnement,
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et prennent seulement alors complètement la l'orme particulière de Méduse. Cette double l'orme leur a fait donner le nom de dimorphæ. Elles ont, en général, de longs appendices tentaculaires, avec lesquels elles saisissent leur proie, ou de grands bras en nombredéterminé ( i ou 8), situés autour de la bouche, lorsque celle-ci est simple. Chez beaucoup, elle est remplacée par de nombreux porcs ou suçoirs, à l’aide desquels elles enlèvent à leurs proies leurs liquides nutritifs. Elles forment trois sous-divisions. Les Acaliphes tubipores ( Siphonophorx ) ont un corps ou entièrement symétrique ou composé de quelques pièces symétriques, disposées régulièrement, des suçoirs sans bouche, et une vessie natatoire à l’aide de laquelle ils se tiennent à la surface de la mer, ou se meuvent en y attirant de l’eau et en l’expulsant ensuite. Les Acaliphes discoïdes I Discophoræ , Iteroés) ont la forme de disques ou d’ombrelles; ils nagent en contractant et dilatant alternativement leur disque, présentent toujours b; type régulier pur et, dans tous les organes multiples, obéissent au nombre quatre. — Les Acaliphes à côtes ( Cteno phoræ, Équorées) semblent s'étre formés par une combinaison des deux types, en laissant cependant prédominer une forme régulière ovoïde. Ils ont une bouche à une extrémité et un anus à l'autre, avec des séries de petits cils vibrati les qui leur servent à nager et sont disposés sur des lignes dirigées longitudinalement, en se réglant d'après le rapport numérique quatre. Un y trouve les rudiments des ambulacrcs des Oursins. Ces trois groupes, du reste, n'ont qu'une faible importance géologique, puisque leur corjss, entièrement mou et sans consistance, n’a pu laisser que de rares traces de sa présence dans les roches.
Les animaux de la troisième classe du règne animal portent le nom de Rayonnes (lladiala), parce qu’ils ont encore conservé, pour la plupart, un type régulier ,»bien caractérisé, qui apparait sous les formes de globe, de disque, d’étoile et de calice : cependant le déplacement de l’auus, cl plus tard même de la bouche eu dehors du contre des deux faces principales supérieure et inférieure, les fait passer de plus en plus dans la forme symétrique. Ils su distinguent nettement de la classe des Polypes par l'existence dans le. corps d’une cavité alimentaire qui, en partie, a la forme d'un canal digestif et possède toujours un orifice buccal, mais peut manquer d’anus ; et chez certains d’entre eux, par une charpente solide composée de