‹ Histoire de la création. Exposé scientifique des phases de développement du globe terrestre et de ses habitantsChapitre 184 sur 295 · CHAP1THE XX · texte numérisé non relu

CHAP1THE XX

plaques calcaires isolées et délinies. Dans le type régulier pur, la Douche est toujours placée inférieurement, dès que l’animal possède une liberté complète de mouvements ; et l’anus, s’il existe, à la partie supérieure. Les organes sexuels s’ouvrent à la périphérie; ceux de la respiration dans le voisinage de la Douche ; les vaisseaux sanguins et le système nerveux se disposent annulairemeiit autour de la cavité centrale, et envoient des rayons en nombre conforme au rapport numérique typique. Mais, comme il existe encore des Rayonnés fixes, avec la Douche située à la partie supérieure, et des Rayonnés symétriques, avec les orifices buccal et anal placés inférieurement, le type que nous venons de décrire ne peut pas être considéré comme général ou comme caractéristique de la classe. Ensuite les Rayonnés ne se distinguent des Polypes que par l’absence de la reproduction par bourgeonnement et de la propriété de se diviser en deux moitiés, et les Rayonnés symétriques se différencient des Mollusques uniquement par quelques traces du type régulier et par la multiplicité de leurs organes qui en résulte. En outre, la charpente calcaire, la seule partie conservée des individus fossiles sur laquelle nous puissions établir des comparaisons, offre, pour chacune des trois classes, des propriétés très-essentielles et faciles à reconnaître, tant dans la structure des éléments que dans ses rapports avec les parties molles. Chez les Mollusques, même, les plus imparfaits, il n'existe plus aucune forme régulière; tout y est symétrique et binaire. Les Oetopodes eux-mêmes, avec leurs huit bras disposés régulièrement autour de la bouche, laissent apercevoir le type symétrique dans la longueur de leurs bras égaux deux à deux. Il est d’ailleurs assez curieux qu’il n’existe aucune division naturelle pour les Rayonnés qui appartiennent aux formes symétriques; mais qu'ils se montrent partout comme faisant partie de groiqies auxquels un type régulier convient aussi, lls.se rattachent donc partiellement aux formes symétriques. 11 en résulte une grande variété morphologique dans cette classe. Les Rayonnés se divisent en deux ordres dont les différences sont plus tranchées que les divergences de formes des Polypes et des Mollusques.

Dans le premier ordre, le corps de l’animal est toujours soutenu par un assemblage de pièces ou plaques calcaires d’une forme déterminée et soudées en un tout fermé et délini. Ces plaques, qui enveloppent le corps de l’animai, sont elles-mêmes revêtues d’uu

il 6 HISTOIRE DE LA CRÉATION.

périsomc et armées de pièces calcaires saillantes en dehors du pcrisome, d’où le groupe à pris son noin d'Èchinodermes. L’existence de ces parties dures et solides donne une grande importance géologique aux fragments de squelette ou aux corps entiers que l'on rencontre souvent dans toutes les formations. Ils se divisent en trois sous-divisions naturelles ou tribus. Chez, les Crinoides, tantôt il existe une tige toujours composée d’articles par laquelle l'animal est lixé au sol, la bouche placée en haut, tantôt la tige est remplacée par des ramilles articulées et les animaux nagent. Chez, les uns comme chez les autres, le corps à la forme d’un calice, duquel partent des rayons articulés en nombre constant, divisible par cinq. Leur base se trouve au milieu du dos du calice et la bouche s’ouvre à la partie opposée. Un anus latéral existe sur la même face à côté de la bouche. — Les Étoiles de mer I Asteroïdea ) n’ont pas de tige, mais un corps assez plat en forme d'étoile, dont les appendices brachiaux se trouvent sur le même côté par où s’ouvre la bouche ; l’anus est placé sur la face opposée ou dorsale, ou bien manque complètement. Elles ne sont point sédentaires, reposent sur le fond de la mer et y rampent très lentement; elles sont revêtues de véritables épines calcaires, qui manquent aux Crinoides. Chez les Eunjales, les rayons du corps ne sont point en comimmication avec la cavité centrale et par conséquent ne contiennent aucun organe végétatif; il en est de même chez les Crinoides. Ces deux groupes manquent de tentacules ambulatoires ou pieds. Ils existent au contraire chez les Astéries sur toute la face inférieure du corps disposés en sillons rayonnants autour de la bouche et constituent, avec la communication qui existe entre les cavités brachiales et celle du centre, les deux caractères de cette famille. — La troisième tribu des Echinodermes comprend les Oursins ( Echinoïdea ), animaux deforme sphérique, conique, ovoïde, ou discoide, auxquels les bras périphériques ou rayons manquent. Leur coque solide, composée de plaques exactement réunies entre elles, est revêtue d’une membrane corticale molle et sensible, garnie sur toute sa surface de longues épines calcaires mobiles et très-serrées et entre lesquelles sont percés des trous disposés régulièrement en lignes verticales pour le passage des tentacules ambulatoires. Ces lignes portent le nom dumbulacres. Ces ambulacrcs. s’étendent du milieu de la face inférieure où se trouve la bouche, au milieu de la face supérieure où sont les appareils reproducteurs, et la forme est

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