CHAPITRE XXI
mi
toi ros particuliers. Ils se présentent groupés sur trois degrés de développement (ordres) dont les différences reposent sur les organes de locomotion et sur leur disposition. D’abord on les trouve sous la forme de ventouses ou d’une couronne de crochets placés sur le premier anneau, dont la forme se trouve modifiée, et auquel on donne le nom de tête. Ces Vers (Helminthes) sont tous des Parasites internes, dont l'organisation se borne à la possession d’organes de reproduction très-développés. Le Ver du tournis (Coenurus), des Moutons; celui de la ladrerie (Cysticercus) ; le Fers rubanni (Tsenia et Bothrioceplwlus) et les Echytiorrhynques leur appartiennent ; mais les deux premiers ne sont que les phases de développement transitoires et asexuelies des Vers rubannés et par conséquent ne constituent point de genres et d’espèces indépendants. Un n’en commit encore aucun reste fossile, et ils ne peuvent d’ailleurs point se conserver dans cet état, à moins peut-être dans les cadavres de Mammouth et de Rhinocéros gelés dans le sol de la Sibérie; mais on ne les a point encore étudié au point de vue des Ténias. Avec le second ordre (Treinatodes), les ventouses apparaissent non-seulement autour de la bouche, mais encore sur d’autres parties ordinairement postérieures, tantôt sur la ligne médiane, tantôt sur les deux côtés. Ces Vers sont aussi, en grande partie, des Parasites internes, dont les organes de reproduction sont développés aux dépens de presque tous les autres organes, comme chez la Douve (Distomum). Avec une organisation plus relevée, ils sont autotroplies et pourvus d’yeux, de vaisseaux sanguins, à sang rouge même, et d’organes respiratoires. Ces Vers sont les premiers pourvus d’un anus; tous ceux qui précèdent en sont privés. La Sangsue (Hirudo) est leur représentant principal; son corps, assez peu long, de forme plate, arrondie et en lancette, représente plus ou moins celui de tous les Trématodes et arrive même, chez plusieurs, à n’étrc plus qu’une mince feuille. Dans ce cas, les anneaux ne sont plus dis* tincts. On n’a pas encore observé de restes fossiles bien avérés de ces Vers. Le troisième ordre (Annulati) renferme des Vers cylindriques à anus, anneaux distincts et région abdominale aplatie. Des formes parasitiques (Nématodes), dont le type le plus connu est V Ascaris, ouvrent le groupe ; ils n’ont point d'appareils locomo* leurs, ni de branchies, peut-être non plus point de vaisseaux circulatoires, mais sont pourvus d’un grand intestin, d'un système lier*
veux apparent et d'appareils reproducteurs extrêmement développes. Parmi eux, le Ver de terre ( Ltimbricus ) occupe une place analogue à celle de la Sangsue parmi les Trémntodes parasites. Des soies courte-, mais roides, disposées en huit séries sur les régions intérieures et latérales de son corps, lui servent d’organes locomoteurs. Un sang rouge dans un système. vasculaire très-dévcloppé, pas de branchies extérieures et des organes de reproduction hermaphrodites, petits et à développement périodique, constituent ses autres caractères. Il n’a pas encore d’yeux. Ces organes existent, au contraire, chez les Mais, pour disparaitre de nouveau chez les Tubicoles ( Tubiculæ ), d'une organisation cependant plus élevée, et enfin se montrer à côté de tentacules; de pieds développés avec soies nombreuses et branchies latérales chez les Vers à antennes [Antennujeri), les [»lus parfaits de ki classe. Ces derniers rampent dans la mer ; les premiers habitent dans des tubes qui tantôt sont de simples trous creusés dans la vase, Cm tôt sont formés d'une substance calcaire sécrétée par l'animal. Dans ce dernier cas, ces Vers ! Serpulx ) s’attachent sur d’aulres animaux marins Crustacés, Acéphales, Gastéropodes ou sur des rochers, et on les retrouve avec eux à l'état fossile, ainsi que les empreintes de Vers pourvus de Soies et sans tube calcaire.
I.e groupe amphibiolique des Articulés constitue la sixième classe du règne animal, on la désigne par le nom de scs principaux représentants, les Crustacés. Trois éléments concourent à la formation de son type : une liétéronoinité nettement marquée, des organes locomoteurs partiels ou dissemblables entre eux et une respiration branchiale avec les propriétés du système vasculaire qui en découlent. L’héléronomité est évidemment l’élément qui joue le rôle le plus considérable pour la forme extérieure, et nous allons nous en occuper avant les autres. Tant que l'homonomité domine le type des Articulés, tous les anneaux du corps ont une conformation semblable et sont interrompus par d'autres divisions à nombre constant et de forme modiliéc. Les organes internes obéissent aussi à la même loi, autant que le permet leur forme particulière. Cette disposition se change avec l’apparition de l'hétéronomité ; les anneaux du corps prennent des formes et des dimensions inégales et, parmi les organes similaires, les uns occupent une place, les autres une autre. La Nature a désormais pour tendance de partager le corps en trois portions principales, dont la première porte les organes des