CHAPITRE Uli
bile, une enveloppe cornée dure, soutenue par des plaques osseuses engagées dans la peau elle-même, une cloison plus parfaite entre les ventricules du cœur, des métamorphoses incomplètes après la naissance, et des œufs à écaille dure, de dimension relativement grande, mais en petit nombre; telles sont les particularités les plus importantes de ce groupe. 11 se décompose en deux ordres d'après la forme du cloaque. Les uns ont des dents soudées, un large orilice transverse au cloaque, dans lequel s’ouvrentdeux organes génitaux (par’ conséquent deux verges aussi), une enveloppe écailleuse uniforme avec de petites ossifications cutanées, et une forme de .pieds variable. A cet ordre appartiennent les Serpenta (Uphiéia)eL 1 esLéiards (Sauria). Les premiers se reconnaissent à leur maxillaire inférieur divisé' en deux moitiés non soudées, â I absence do paupière, de sternum et de toutes les extrémités extérieures; les seconds par leur maxillaire inférieur à branches soudées, par la présence d'un sternum, et par l'existence assez générale de paupières et d’extrémités visibles. Les autres possèdent uq orilice rond au cloaque, une verge simple, des cuirasses cornées composées de plaques, de grands os cutanés sur le tronc, un sternum, toujours des membres complets avec quatre et cinq doigts, et des paupières. Chez les Crocodiles , les ossifications cutanées du tronc ne sont pas soudées, et les mâchoires portent des dents engagées dans le maxillaire; chez les Tortues, les dents font défaut, et les ossifications cutanées du tronc se soudent entre elles, ainsi qu’avec le squelette et forment une carapace ouverte uniquement eu avant et en arrière. On rencontre parmi elles quelques espèces exclusivement herbivores : tous les autre» Reptiles se nourrissent d’aliments animaux.
Les propriétés caractéristiques générales des Oiseaux (Aves), avec lesquels nous entrons dans la série des Vertébrés à sang chaud, sont trop faciles à reconnaître pour qu’il soit nécessaire de m’y arrêter longtemps. Une peau revêtue de productions cornées, rameuses, ou plumes, des mâchoires enveloppées dans une gaine cornée comme chez les Tortues, les extrémités antérieures transformées en ailes, et les postérieures portant seulement sur les doigts, d’où résulte la position inclinée de la colonne vertébrale, constituent les propriétés les plus essentielles des Oiseaux. Plus cachés sont les tubes membraneux qui pénètrent dans les os, et y conduisent de l'air entré par le ne/, et les poumons* en donnant ainsi au corps des Oiseaux la
grande légèreté dont il est doué. Cet appareil pneumatique, qui s’étend jusque dans le tissu cellulaire de la peau, introduit de l'air dans une grande partie du corps. Ils ont encore une ouverture ronde au cloaque, et en général un seul ovaire (le - sénestre), point de cloison entre les cavités thoracique et abdominale, point de dents, point de pavillon acoustique, mais toujours des paupièrcsauvquelles s’en ajoute une troisième, la membrane niclilante. Parmi les particularités les plus importantes du squelette, on peut citer: l'os tympanal mobile, qui se retrouve aussi chez les Poissons et beaucoup de Reptiles, le condyle unique à l'occiput, le sternum large et généralement muni d’une crête, le bassin ouvert; circonstance, à laquelle l’Autruche seule fait exception, enfin les vertèbres dorsales intimement soudées, et les vertèbres occipitales convexo-concaves réunies pardes articulations. Les membres antérieurs ont toujours trois doigts, les postérieurs deux seulement chez l’Autruche, trois chez plusieurs autres Oiseaux, et quatre chez le plus grand nombre, dont trois sont dirigés en avant et un en arrière, et plus rarement deux en avant et deux en arrière. Tous les Oiseaux ont l’extrémité des doigts armée de griffes. Ils se distinguent encore par le petit nombre de leurs œufs à coquilles calcaires et par l’incubation. On les divise en deux groupes, d’après la manière dont ils sortent de l’œuf et se développent. Dans le premier groupe on classe ceux qui naissent avec un duvet soyeux et les yeux ouverts; ils peuvent manger seuls et quittent le nid aussitôt, quand sa position le permet. Les Palmipèdes, les Oiseaux de marécages, caractérisés les uns et les autres parla portion inférieure de la cuisse nue, et par la propriété de pouvoir étendre leurs jambes en arrière, appartiennent à cette première division, dans laquelle on trouve encore les Autruches, les Casoars dépourvus de rémiges aux ailes, et par suite incapables de voler, enfin les Gallinacés, une des familles les plus répandues et d’une si grande importance économique. Dans le second groupe se placent des Oiseaux dont les petits n’ont point, en naissant, de vêtement de duvet, ou n’en ont qu’un très-clair-semé, dont les yeux sont encore fermés au moment de l’éclosion, qui ne quittent jamais aussitôt le nid, et sont nourris par leurs parents. Ce groupe comprend les Pigeons, les Grimpeurs, avec deux doigts en avant et deux en arrière, les Passereaux ou Oiseaux chanteurs, famille la plus nombreuse, et renfermant au moins les deux cinquièmes de la classe entière, enfin