‹ Histoire de la création. Exposé scientifique des phases de développement du globe terrestre et de ses habitantsChapitre 212 sur 295 · CHAPITRE Will · texte numérisé non relu

CHAPITRE Will

deux [xiles, avec des formes identiques et Tonnant une même espèce. Jusqu’ici on avait cru qu’il en était ainsi pour les plus grands animaux marins, les Baleines et les Cachalots; mais de nouvelles observations ont démontré que c’était une erreur. Ces colosses eux-mêmes présentent des différences suivant les zones et les latitudes, dans lesquelles ils vivent. 11 est donc moins que prouvé qu'une même espèce puisse habiter toutes les régions de la Terre, on du moins cela n’a lieu que pour les animaux marins inférieurs. Dans les eaux intérieures et les fleuves, les êtres vivants obéissent plutôt aux lois de développement des organismes terrestres, et sont d'autant plus différents qu’il occupent des contrées plus éloignées de leur berceau. La richesse et l’abondance des organismes ne dépend pas seulement des zones, elles sont encore en rapport très-direct avec la grande étendue du sol, livré à la nature vivante pour s’v épanouir. Plus cette étendue est bornée, moins nombreux sont les espèces et les individus. Aussi les îles ont toujours un règne organique plus pauvre que les rivages, formant le littoral de grandes surfaces terrestres, et le nombre de leurs habitants est toujours dans un rapport nécessaire avec leur étendue. La vie décroît sur les petites îles en raison de leur éloignement des continents, et les animaux fixés au sol y disparaissent bientôt, tandis qu’elles sont toujours recouvertes d’un manteau verdoyant de végétaux, mais très-peu varié. Cette végétation est d’autant plus [»lissante que l’ilc est recouverte d’une courbe de débris [dus épaisse. Les rochers nus et debout avec leur tête solitaire au-dessus des flots sans plage, ne nourrissent aucun être organisé en dehors des Lichens, des Mousses et de quelques misérables plantes herbacées. Seuls, les Oiseaux marins pourchassent les Poissons, s'y posent de temps en temps, et forment avec leur liente (Guano) des dépôts qui s’y accumulent pendant des siècles. Plus tard une vie organique plus élevée y prend pied, lorsque l’Homme ne vient pas enlever le sol fertile et abandonner de nouveau à son destin le roc aride.

Tous ces faits décisifs nous permettent donc de considérer comme parfaitement établie la théorie formulée au début, à savoir qu’une grande partie des différences superficielles du règne végétal et du règne animal, doivent leur origine à l’action des agents extérieurs. Ce principe peut être admis en tout droit et toute raison comme une loi naturelle générale, dont les effets incontestables sur les nio-

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des divers d'existence de la création organique actuelle, |«uvent nous conduire à des inductions parfaitement justes sur le temps passé. Nous allons étudier ces périodes dans leurs généralités, et nous appliquerons ces principes pour expliquer les différences de. formes que nous rencontrerons, en nous fondant sur les conditions extérieures du milieu dans lequel elles se manifestèrent.'

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