CHAPITRE XXIV
tarées, reliées au moyen d’un tissu intermédiaire mou et élastique. La surface est recouverte des deux côtés de ramules articulées, pennatiformes, et leur axe se bifurque ordinairement une ou plusieurs fois. Ils ont une cavité à l’intérieur, placée latéralement du côté de la bouche. Llle aboutit dans le calice où va déboucher aussi le canal central de la tige, dont il nous ne nous reste souvent que le moule, lorsque la substance calcaire a disparu. C’est de là que proviennent les Turbinites (Cyathocrinus pinnalus) que l’on rencontre si souvent dans la grauwacke proprement dite. Les articles de la tige (12) qui, par leur surface symétrique d’articulation, rappellent assez bien l’empreinte d’une monnaie, ont formé en se détachant séparément les Trochites ou Pfennig de Boniface.
Pour classer les genres nombreux des Crinoïdcs pannelés appartenant à cette époque, il faut surtout tenir compte de la forme du calice qui s’est mieux conservé, tandis que la tige et les bras manquent à la plupart des exemplaires. Le caractère principal se tire du bassin de forme hexagonale ou pentagonale. Les bassins hexagonaux portent naturellement six parabasalcs, les pentagonaux cinq. Sur un seul genre, le Caryorrinus ornât us (lig. 54. — 4), les six radiales ou pièces brachiales, alternant avec les parabasalcs en même nombre, portent six bras, trois simples et trois doubles disposés en alternance (4, c). Dans le genre Actinocrinus (5, c), muni aussi de six parabasalcs, cinq d’entre elles portent des pièces brachiales (rndialia) ; la sixième supporte deux autres plaques et soutient l’ouverture de la houchc conoïde placée latéralement.
Parmi les genres à bassin pentagonal, il s’en trouve un, les Plalycrinus(9,a, e),chcz lequel les brasse rattachent immédiatement aux parabasalcs. Chez tous les autres genres, les parabasales sont accompagnées d’une ou plusieurs radiales. Chczles Cyathocrinus (10) , les Poteriocrinus (6), les Haploctinus (7), les Cupressocrinus ( I I ), il existe sur les parabasales une seule radiale pour chaque bras. Les Melocrinus, ainsi que les Actinocrinus, ont trois radiales ; celle qui est placée sur les autres se termine en pointe, et présente une surface oblique pour l’articulation des pièces basales du bras. Les deux genres ont la bouche latérale (8, à, *) ; chez les autres elle est centrale. Le plus souvent l’enveloppe du bassin est composée de petites plaques, parce que les bras sont minces et que toute la partie viscérale est découverte. Mais chez les Huidocrinus (7), ds étaient
forts et s’élargissaient du côté interne. Ils recouvraient toute l’enveloppe du bassin jusqu'à l’orifice de la bouche. Le genre Cupressocriaus (H), avait des bras très-courts, larges et triangulaires longitudinalement, qui, avec leur large base, occupaient toute la surface d’une radiale. Dans les autres genres, au contraire, les bras étant très-minces, n’avaient pour base qu’une petite surface articulaire, placée au milieu du bord de chaque radiale. Aussi, les bras sont-ils toujours brisés dans tous les genres, même chez l ' Actinocrinus triacondavtylus (b, «), que nous avons figuré complet. Cette espèce a pour caractère particulier la bifurcation de ses bras, dont chacune des dix branches se divise elle-même en trois rameaux d’égale longueur. Le Cupressocrinus crassus (lk2, a, b) nous offre un autre genre de particularité, avec sa tige quadrangulairc munie de quatre séries de ramulcs. La plupart des Crinoïdes de cette période ont des liges rondes sans ramulcs. Ce fut plus lard que les tiges angulaires avec ramules devinrent communes. Les Crinoïdes de la première époque atteignent leur maximum dans l’étage dévonien e-t le calcaire de montagne, où ils s’élèvent jusqu'au nombre de soixantequinze espèces, dont cinquante appartenaient déjà au terrain silurien. Dix espèces de la formation devonienne ont été reconnues aussi dans le calcaire de montagne, mais on a retrouvé une seule espèce devonienne dans l’étage silurien. Ces animaux manquent complètement dans les schistes cuivreux à l’exception de quelques rares Cyathocrinitcs. Les Echinoides peu nombreux, que l’on rencontre surtout dans le calcaire carbonifère, se distinguent des vivants, dont la carapace est toujours composée de vingt séries de pièces tcstacées, eu ce que leur carapace, formée d’un nombre de séries beaucoup plus grand, présente dans quelques séries des pièces hexagonales jamais observées sur les espèces vivantes. Le genre Archæocidaris a été trouvé en Europe et dans l’Amérique du Nord. Les Astéroïdes ont laissé aussi quelques traces de leur existence dans les couches siluriennes les plus anciennes et encore dans les schistes cuivreux. Leurs débris offrent une grande ressemblance avec les formes encore vivantes, à l’exception du Lepidaster, trouvé dans les dépôts siluriens de l’Angleterre.
Les Mollusques sont richement représentés, pendant cette période, * par les Braehiopodes et les Céphalopodes tentaeulifères ; les Aeépluiles, au contraire, et les Gastéropodes sont relativement peunom-