CHAPITRE XXV
aux Palmiers, et dont les représentants vivants habitent le littoral des régions tropicales, telles que le cap de Bonne-Espérance, et y remplacent Içs Palmiers. Il en était de même à l'époque du trias. On rencontre seulement quelques rares espèces de ces genres dans
Fig. 41. — Cycatlées de I* époque »econdah«.
I. Ctjcn * revoluta, du Japon; 2. Zamilr» macrophyllu*; Ö. Zarnifes mûrophyllus, provenant tou» deux du terrain wealdien de I* 1 1«* de Pmilaml ; 4. extrémité d’une feuille du Ptcrophytlum Jinjrri, du keuper; 5. fragment de feuille du Zamilfs Feneonis, du juravôque de France; 0. rameau avec feuille du Yollzia heterophilla, du grès bigarré; a. écaille d’une feuille avec le» fructification» de cette plante.
le grès bigarré; clics deviennent plus nombreuses dans le keuper, et servent, pour ainsi dire, avec leurs modifications sensibles, de transition entre la végétation des houillères primitives et la flore des bouilles plus jeunes. L’organisation des végétaux subit une
niai» clin atteignit le maximum de son développement plus lard que les Fougères arborescentes. Dans ces dernières années, on a retrouvé quelques Cycatlées dans le lorrain liouiller, mai» leur nombre est insignifiant en face de la grande richesse de leurs types à l’époque secondaire. Ou en commit déjà 50 espèces dans le lins, 35 dans le jurassique proprement dit et 5 dans le terrain wraidien, 2 seulement dans Je grès bigarré, aucune dans le mnscbekalk, 9 dans le keuper, 0 dans le terrain crétacé, et 5 dans le tertiaire. Le* Cycadées fossiles se divisent en quatre groupes différents, d’après la forme de leurs feuilles dont la structure coriaeée leur a permis de se conserver. Bien que le type essen-
transformation partielle dans les pauses qui se succèdent après le dépôt des couches, mais elle reste (idèleà sa première direction, el reproduit les formes imparfaites dans de nouveaux représentants aussi longtemps que la surface terrestre elle-même conserve son caractère primitif et rudimentaire. Les îles sortent en nombre de plus en plus grand du fond des mers, mais, jusqu'au dépôt des couches du keuper, le théâtre où s’épanouit la vie organique n’éprouve aucun changement essentiel. Peut-être que l’apparition d'un Convallaria annonce un progrès et prouve l’uniformité de direction dans le développement de ces époques et des temps actuels.
Cette loi existe encore pour la période du lias et du terrain jurassique, puisque nous voyons apparaître dans leurs couches, à côté des anciennes formes devenues plus rares, de nombreuses plantes dicotylédones et notamment les Conifères en partie polycotylédoues. Nous reconnaissons en même temps à la pauvreté de ces périodes en plantes vasculaires acotylédoncs ou cryptogames, à la présence raréliée des Calamites avec la première apparition des Equisélacées, et à la persistance des Cycadécs, que cet espace de temps a vu s’effectuer des changements extérieurs. Le type insulaire dominant jusque-là dans le règne végétal disparait, la végétation prend un caractère tropical, et se développe en formes variées, comme cela n’a lieu que sur les grandes étendues de terre. Celte théorie s'appuie sur les familles contemporaines des Cycadécs et des Conifères, dont la première appartient aux climats cltauds, la se-
tiel soit toujours la forme pinnée, cependant les folioles considérées isolément présentent des types invariables. Chex les Cycaditcs, elles se terminent en pointe effilée, ont le liord, entier et une seule nervure médiane; chez les Znmitrx elles sont également aiguës 5', plus larges, et parcourues par plusieurs nervure» parallèles avec le bord ; le genre Nilsonia a des nervures inégales, et le genre VtcrophyUum lig. 41. — 4i présente des feuilles linéaires avec l’extrémité tronquée ou arrondie et une base élargie. Ia*s troncs courts, épais et couverts de cicatrices de feuilles, dont Hrongriiart avait fait autrefois un genre ManteUia particulier, sont très-curieux 2, 3). On les trouve assez fréquemment, bien qu’ils soient rarement aussi beaux que ceux que nous avons ligurés, et en somme ils se distinguent trop peu des Zamia pour qu’il soit nécessaire de leur créer un genre particulier. I.es fruits, en forme de cône des Cycadées fossiles trouvés jusqu’ici semblent exiger la création d’un nouveau genre Zamioalrobux . Il est curieux, du reste, que les Cycadées vivantes appartiennent à quatre genres différents, dont l’un Znmia n’existe que dans l’Amérique du Sud, le second [Encrphalarton au Cap, le troisième (Af arrozamia) dans ce dernier pays et dans l’Asie australe, le quatrième \Cycax) dans le sud de l’Asie et à la Nouvelle-Hollande. Les Zamia manquent dans le momie primitif ; les autres genres sont représentés par des espèces analogues, et le genre Cycaa se retrouve dans les terrains les plus anciens et les plus jeunes. Les genres iHrrophyUum et XUxouia manquent, nu contraire, absolument dans l'époque actuelle.