CHAPITRE XXV
qu’ils sont plus élancés et en plus petit nombre. Les nageoires du Plesiosaurus sont donc plus longues, mais plus étroites que celles de 1’ Ichthyosaurus . Il leur fallait une plus grande forced'action pour mouvoir et soutenir le corps, celui du Plesiosaurus étant beaucoup plus court et dépourvu de nageoires à l’extrémité de la queue. Des membres postérieurs, il nous suflit de dire que la ceinture du bassin, aussi forte proportionnellement que celle des épaules, dépasse considérablement en grandeur le même appareil osseux de i’Icbtbyosaurus, et qu’elle porte une nageoire de composition identique avec la nageoire antérieure, et tantôt plus courte, tantôt plus longue (par ex. chez le P. macrocephalus), tantôt enfin de dimension égale, l.a queue est remarquable seulement par le petit nombre de ses vertèbres et par leur rapide décroissance. On la trouve ordinairement eu débris, mais jamais coupée aussi uniformément comme chez ('Ichthyosaurus ; ou n’a donc pu en tirer aucune conclusion particulière sur sa forme. Un ne sait rien avec certitude des parties molles du Plesiosaurus , bien que sa ressemblance générale avec l’Ichlhyosaurus rende très-probable qu'elles avaient une conformation semblable. En somme, on peut croire que le Plesiosaurus nageait plus lentement que l’ichthyosaurus et qu’il remplaçait cette perle, du côté de la rapidité des mouvements, par la grande mobilité de son long cou. Avec lui, il pouvait saisir sa proie jusque hors de l’eau, et peut-être même était-ce là sa destination principale, tandis que l’ichthyosaurus ne chassait forcément que dans l’eau. Je ne veux pas dire que le Plesiosaurus nageait sur l’eau comme les Oiseaux aquatiques. Il se mouvait au-dessous et se servait de ses longues nageoires, étendues latéralement, pour se maintenir en équilibre, tandis que, avec le cou, il poursuivait sa proie et avançait lentement, à l’aide de sa queue peu allongée et qui peutêtre était bordée d’une petite nageoire verticale.
Le Pterodactijlus, ce Lézard volant dont nous avons déjà (p. 270) mentionné la singulière ressemblance avec la Chauve-souris, apparaît en Allemagne, pour la première fois, dans les couches supé' rieures du terrain jurassique, mais se rencontre en Angleterre jusque dans le lias, en se continuant dans la formation crétacée. Notre ligure, qui représente une des espèces les mieux connues, met si bien en lumière celte ressemblance qu’il est inutile de l'appuyer de démonstrations plus amples ; nous étudierons donc d’autres pro*
priétés moins frappantes, cl nous dirons pourquoi cel animal n’cst pas une véritable Chauve-souris, mais un Reptile sauricn. Sa dentition en est déjà une preuve. Toutes les Chauves-Souris possèdent des dents de diverses formes et entre autres de larges dents molaires, munies de plusieurs racines et d’une couronne à tubercules (ordinairement quatre). Le Pterodactylus , au contraire, a des dents
Fig. 49. — Vterodactylu s crax*iro$tris du schiste lithographique du Sole uho feu.
Le» nombre» 1-7 indiquent les vertèbre» cervicale* et 25 la vertèbre sacrée après laquelle viennent encore huit vertèbres caudale* (r); a. omoplate ; b. clavicule; c. humérus ; d. cubitus, e. radius; f, q, h, j, k. le* cinq doigts de la ma^n ; /. bassin ; m. fémur ; «. tibia ; o. péroné ; p, q, r, a, /. les cinq doigts du pied ; m. le large sternum en forme de bouclier par sa face interne, avec deux grandes fossettes articulaires pour les clavicules et cinq plus (»etiles |H»tir les o» sternocostaux. L'autre ligure à côte représente le bassin de côté et on y distingue : 1. l'iliaque; 2. la large npopluscqui correspond aux os marsupiaux de certain* Mammifère* ; 3. I« (Mît il os pubis; 4. le grand os ischion. La ligne ponctuée de la ligure principale trace les contours de la membrane de l'aile.
absolument simples et coniques, comme on en voit seulement chez les Reptiles et en particulier chez les Sauriens. Son crâne s’harmonise avec ce premier caractère, les cavités orbitaires entièrement entourées de plaques osseuses ; l’anneau osseux de l'œil placé dans ces cavités, l’ss tympanal mobile soutenu par l’os temporal et 1 os mastoïdien, la large fosse temporale limitée par le mastoïdien et le frontal postérieur, le grand trou placé devant l’œil entre celui-ci