CHAPITRE XXVI
laya, ce qui prouve l'existence primitive en Asie d'un type actuellement limité à l’Afrique. Tout récemment, on a découvert aux Indes et en France le maxillaire inférieur fossile d’une véritable Girafe, par conséquent indigène d’Europe à l'époque du diluvium.
Fig. b9. — Cet vus megacerat iru ruryctruM, Megucrros h i hernie u x. Ou'.
IlKNAiigcK. — Colle belle ligure est etit|»i unléc de YHistury of Rrilisli Muséum mmnnuiHa d'Owen. A côté obi un«? déni molaire Mi|M;rieuiv vu • par mi surface de trituration «l exi culée à line plu*- grande échelle. Ou y remarque deux protubérance* à trois ar'les interrompu«-* par un billot! inedinn on demi-lune. I.a rournnno rntiôrc el le sillon transversal «oui enfermé:» dan« une bordure d'émail. Tous les Humiliant» ont le même type de dent avec de faibles mndifira lions, pan* la ramure, la dague est rapprochée delà ratine cl l’ainlouiller e»t ramilié dan» le» grands exemplaires, mais simple chef les attires; celte particularité n'offre donc point un caractère spécilique. Ou sol à la pointe de la palme l'animal mesure dix pieds de haut.
Après les os de Cerfs, les plus abondants sont ceux de Bœufs. Les dépôts diluviens d’Europe en renferment trois espèces, dont l’une (üo.s prisais) correspond à l'Aurocb vivant, la seconde (B. priiui-
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(jenius) ressemble surtout au Bumf domestique, et la troisième, la plus rare (B. Pallasii), répandue jusqu'en Sibérie, est alliée au Bœuf musqué (B. moschatws) d'Amérique. Une quatrième espèce fossile (B. bombifrom) se rencontre dans l'Amérique du Nord et ressemble au Bison [B. américains), qui diffère des Bœufs européens seulement par des caractères de race.
Avec les os fossiles de Cerf, on trouve aussi très-fréquemment des os de Cheval. Ils démontrent l’existence de ce noble animal aux époques géologiques, non-seulement sur l'hémisphère oriental, mais aussi sur l'occidental. Les couches du tertiaire moyen de la vallée du Itliin nous ont encore conservé un animal analogue au Cheval, VHipputherium. Il avait, à côté d’un sabot principal, deux petits sabots accessoires portés par l’os stvloïde qui, dans ce cas-ci, était grand et large à son extrémité. Un a déjà exhumé deux espèces de ce genre; l’une correspond au Cheval, l’autre à l’Ane pour la taille.
Le groupe intéressant des Edentés , par lequel on a l’habitude de commencer la série des Onguiculés (p. 4ß6), appartient actuellement à l'hémisphère Austral cln’existe à l’état fossile, en Europe, que trèsrarement. L Amérique, au contraire, présente une riche création de ces types, et les découvertes les plus récentes y ont fait trouver un grand nombre de formes complètement étrangères à l’époque actuelle. C’est avec le plus grand étonnement que l'on contemple les massifs et gigantesques Gravigrades qui réunissent en eux les caractères des Paresseux et des Tatous, empruntant aux premiers leur télé ronde et courte, et leurs dents peu nombreuses et cylindriques; aux seconds tout le reste de leur structure, la solidité des os, les fémurs puissants dont le diamètre, chez quelques individus, atteint 1 pied. Chez le Meljalheritim, dont le squelette complet, de 18 pieds de long et 8 pieds de hauteur, a été trouvé plusieurs fois déjà sur divers points de la province de Buénos-Ayres, dans le Ieltm des pampas, la dernière phalange unguéale des trois doigts internes, des membres de devant pourvus de quatre doigts, et celle du doigt interne des membres postérieurs à trois doigts, avait une grandeur très-considérable, était pourvue d'un bord libre très-élevé en forme de cornet enroulé autour de la base longue et recourbée de la griffe, qui, appuyée sur ce bord, atteignait jusqu’à la dimension énorme d’un pied de long. Une queue puissante et d’une longueur ordinaire servait à l’animal de point d’appui, lorsque, assis sur scs robustes et