CHAPITRE XXVIU
zer, n’cst plus à citer depuis <pie, Cuvier a prouve i|ue c’était une Salamandre, comme nous l’avons dit plus haut (p. 588). Mais il existe d’autres faits observés, surtout dans ces dernières années, qui fournissent des témoignages certains de l’existence de l'Homme fossile et sur lesquels nous allons jeter maintenant un regard.
Nous rencontrons d'abord Bucklaud, comme partisan de I llumine fossile. Dans ses Reliquiæ diluviaux (1823), il se prononce affirmativement pour la contemporanéité des ossements humains trouvés par lui, dans la grotte de Kirkdale, avec ceux de l'Hyène des cavernes. Après, lui, viennent (1820) de Christol et Marcel de Serres, qui, tous deux, déclarèrent que les ossements humains trouvés par eux dans des dépôts à ossements du sud de la France, étaient contemporains des os d’animaux de la période diluvienne. Schmerling (1833) arriva à des conclusions aussi nettes sur les os dïlomme provenant des cavernes près de Lüttich. Parmi eux se trouvait un crâne, qui excita beaucoup d’étonnement par les particularités de sa conformation; mais il ne convertit pas encore les sceptiques, quoique déjà alors (dans la réunion des naturalistes, à Bonn) plusieurs voix se prononcèrent pour l’àgc antédiluvien de cette trouvaille. Le crâne de Schmerling avait une cavité cérébrale très-réduite, comparativement à celle des races humaines actuelles, et il s’appuyait surtout sur la circonstance de sa divergence du type actuel pour affirmer sa nature fossile.
Le fait a été complètement confirmé par les découvertes postérieures de crânes humains du même âge. L’espèce humaine antédiluvienne se rapprochait beaucoup plus du .Singe que la race actuelle, par les dimensions plus faibles de la boite crânienne, comparativement au développement exagéré de la face, surtout dans la région des mâchoires. L’Homme antédiluvien différait spécifiquement, sinon génériquement , de l’Homme actuel. Lund, qui a rencontré, dans les cavernes du Brésil, des ossements humains mêlés aux squelettes des grands animaux diluviens de l'Amérique du Sud, le Mégathérium, le Mijludon, le Machærodus et le Glqptudon , dit nettement que le frontal trouvé par lui se rapproche du type simiesque par son faible développement; et les crânes humains fossiles, découverts en 1859 dans la caverne de Ncanderthal, près de Dusseldorf, et décrits par le professeur Schaaffhausen, ont donné absolument le même résultat. Depuis lors, il est incontestable que