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II. Par les Esquimaux, dont nous avons déjà parlé, la race mongole ou touranienne, comme la dénomme Pricliard, se rattache de très-prèsaux peuplades américaines. Une forme de crâne franchement cubique, à ossature épaisse, mais d'une dureté médiocre, une face large et plate avec le front déprimé, des yeux petits, obliques et inclinés vers l’angle interne, un nez court, peu saillant à la hase, et large à l’extrémité, les pommettes des joues fortement développées et anguleuses, une dentition puissante, large et un peu portée en avant, une barbe peu épaisse chez l'homme avec un menton court et des cheveux noirs, plats et pendants, constituent, avec le teint jaunâtre de 1a peau plus rapproché tantôt du brun tantôt du blanc, les caractères principaux de cette race d’une taille petite et souvent déprimée, mais vigoureuse et sujette à l’embonpoint. Elle embrasse les habitants de l’Asie centrale et orientale, et probablement aussi tous les peuples qui entourent le pôle boréal, à l’exception bien entendu de ceux dont on commit le point de départ et les migrations dans cette région. Sur celle aire géographique, elle comprend plusieurs groupes différents, parmi lesquels les Mongols proprement dits, les Kulmouks et les Psourates au centre de la haute Asie, se présentent comme les types les plus purs de la race, tandis qu’-à l'eytrême sud les Chinois, le peuple le plus cultivé de la famille mongole, se rapproche des Malais par la conformation du corps. Aux Chinois se relient au nord les Coréens , à l’est. les Japonais, par lesquels le type mongol se continue avec les indigènes des Kouriles et des îles Aloutiennes, pour se prolonger de là jusqu’en Amérique avec les Esquimaux. Sur le continent asiatique, les Kamlchatdales , les Tonyouses et les Samoièdes, forment une suite de populations mongoles continue jusqu’en Europe, où elles se rattachent aux Tehoudes et aux Lapons. Ces derniers ont été classés par quelques observateurs dans cette famille, bien qu’il soit peut-être plus exact de les placer avec les peuples tartaro-caucasiques. En tous cas, il existe une parenté d’usages entre eux et les tribus mongoles voisines.
III. La grande famille de peuples à laquelle Blumenbach a donné le nom de Caucasique, so distingue avant toutes les autres par le type le plus pur de l’espèce humaine, et est à cause de cette circonstance considérée comme la forme primitive de l’Homme par les
naturalistes partisans de la descendance mythique d’un seul roupie. Le crâne ovale, le front liant et lioinbé, le derrière de la tète arrondi, des yeux largement fendus, le ne/, droit avec les ailes fermées, des dents verticales, la barbe forte chez l’homme, le menton vertical, et des cheveux souples, lisses ou à grandes boucles, constituent, avec les belles proportions de toutes les autres parties du corps, les traits les plus saillants de son type. La couleur est moins tranchée. On voit ehe/, des types très-purs de Caucasiens une peau blanche rougeâtre, mais seulement chez quelques peuplades. Chez les nations de la race caucasienne plus mélangées du Sud, surtout dans les points où elle se rapproche des tribus nègres, la couleur de la peau devient brune et même si foncée qu’elle ressemble tout à fait à celle de ces tribus. La couleur des cheveux et de la pupille de l’œil est en harmonie intime avec celle de la peau. Les Caucasiens blanc pur ont des cheveux blonds ou rouges avec des yeux bleus ; chez les peuples.n nuance plus foncée, les cheveux deviennent bruns, puis noirs avec des yeux bruns, et enfin ceux-ci prennent la couleur noire aussi. Arrivé il ce degré, la ressemblance avec les insulaires de l'Océan austral ou certaines peuplades éthiopiennes est incontestable. Cette diversité ne doit cependant pas nous surprendre, si nous nous rappelons les lois formulées plus haut de la distribution géographique et l'influence qu’elles exercent sur les organismes ; nous voyons, en effet, les peuples caucasiens se répandre sur l’hémisphère oriental, dans la direction on l’on y rencontre les différences d’organisation les plus profondes les unes à côté des autres. Ils habitent toute la région moyenne du continent oriental, des extrémités occidentales au fond du Sud-Est, et se continuent sur les grandes îles continentales de l’archipel delà Sonde, et même jusque dans les régions de l’Australie. La population de l’Europe entière, de l’Afrique sur le littoral de la Méditerranée et de toute l’Asie jusqu’au plateau oriental des Mongols, appartient donc aux Caucasiens. Sur cette vaste étendue géographique, les diversités de coloration se fondent graduellement les unes dans les autres, si bien que les nations blanches pures habitent l'extrémité occidentale, les populations brunes le Sud-Est et le Sud, taudis que la transition entre elles se place assez exactement au milieu, à peu près dans la région des. sources du (lange et de l'Indus. Mais ces données n’ont de valeur que pour les populations primitives, et n’ont plus la même exacli-