‹ Histoire de la création. Exposé scientifique des phases de développement du globe terrestre et de ses habitantsChapitre 64 sur 295 · chapitre n · texte numérisé non relu

chapitre n

mcnls 1 qu’exécutent les divers meipbres de notre système solaire, à la conviction qu’un phénomène aussi uniforme doit être le résultat d’une cause unique. Il émit donc l'hypothèse que l’on peut concevoir tout notre système solaire comme ayant formé, dans sa période primitive, une seule et immense sphère gazeuse. A l’intérieur de cette sphère, il se forma un point central par condensation de la matière, lequel devint plus tard un noyau solide. Ce noyau, venant à prendre un mouvement de rotation autour de son axe, par l’action de quelque force extérieure, peut-être par l’attraction d’un noyau semblable et éloigné ; peu à pou toute la masse gazeuse ambiante dut suivre ce mouvement, et la sphère gazeuse tourna sur elle-même. Ce mouvement de rotation, d’abord lent, s’accéléra de plus en plus à mesure que le volume de la masse diminua par suite de la condensation. La forme du Globe gazeux devint de plus en plus sphéroïdale, et passa mémo à une forme lenticulaire, lorsque la force centrifu/je s’accrut avec la rapidité du mouvement. La condensation de la masse se continuant et la force centrifuge des parties périphériques se développant dans la même mesure, il arriva un moment où cette force l’emporta sur l’attraction exercée par le noyau central sur les couches périphériques ( force centripète). Do plus, comme ce phénomène se produisit simultanément sur tous les points de l’équateur du Globe gazeux lenticulaire, une partie de la masse se détacha à la périphérie en forme d’anneau. Des lacunes, causées par quelques troubles,- se formèrent plus tard dans cette ceinture ou anneau ; des déchirures eurent lieu sur un ou plusieurs points, et il se forma plusieurs globes qui obéirent dans leur existence aux mêmes forces sous l’action desquelles ils étaient nés. Il apparut donc, ou un seul et nouveau grand sphéroïde doué d’un double mouvement — un mouvement de rotation sur son axe, causé par la force d’impulsion inégale que l’anneau gazeux devait posséder à sa partie externe et à sa partie interne; et le mouvement de translation circulaire de la périphérie que le nouveau globe dut conserver — ou bien un certain nombre de petits sphéroïdes qui, situés à une distance pou

* Les «atoll îles d’Urnnus soûls sc motivent dans un ;ons opposé, c’est-è-dire do l’est » l'ouest. Tous les nul res corps do notre système ont un mouvement somhlnlile do l’ouest vots l’est.

différente du rentre, roulèrent sur leur orbite en obéissant au meme double mouvement1.

Pendant que ces faits se [tassaient à la périphérie de la grande sphère gazedsc,. elle continuait son mouvement circulaire, et la vitesse da sa rotation s’accroissait toujours à mesure qu’elle se concentrait ou subissait des pertes. Alors le premier phénomène se reproduisit : la force centrifuge l’emporta sur la force d’attraction du noyau et une nouvelle ceinture se détacha. Celle-ci suivit la même évolution que la précédente, et pendant qu’elle parcourait les phases par lesquelles l’autre était déjà passée, il se prépara une troisième ceinture prèle à se détacher. Ce phénomène se répéta autant de fois que la force centrifuge périphérique de la masse, tournant avec une vitesse toujours croissante, put vaincre l’attraction du centre. Ces circonstances, ne pouvant plus se produire lorsque le volume du noyau central se lut amoindri par toutes ces pertes, la formation de nouveaux corps célestes périphériques devint impossible. C’est alors que le rapport entre le Soleil central et les planètes périphériques fut définitivement établi et que le système solaire fut complet dans cette partie de sa constitution. Mais les planètes avaient passé par de nouvelles étapes de leur développement. La tendance à la production d’anneaux reparut sur ces globes gazeux périphériques, lorsque leur volume se trouva assez grand pour que la force centrifuge de leurs régions équatoriales put vaincre l’atlractidn de leur noyau. Il jsc détacha des ceintures qui se transformèrent en globes, en obéissant aux mêmes lois que plus baut, et donnèrent lieu à la séparation entre les planètes et les satellites. Ces ceintures ne purent apparaître sur les petites planètes, tandis que les grandes en produisirent plusieurs placées les unes au-dessus des autres. Quelques-unes de ces ceintures ne sont peut-être même point encore parvenues à [(rendre la forme sphéroïdale : car l’anneau multiple de Saturne nous donne un exemple de ce cas,

Celte théorie de Laplacc et de Kant s’accorde parfaitement avec les différences de densité des planètes mentionnées plus haut, et s’appuie autant sur ce fait que sur l’uniformité de direction dans les

1 !>*> 105 petites |>laii«*tf*s démontrent la réalité tin en second cas. Les grandes planètes, au «mi Ira ire. se Tonnèrent par la concentration de lanneau eu une seule masse»

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