‹ Histoire de la création. Exposé scientifique des phases de développement du globe terrestre et de ses habitantsChapitre 66 sur 295 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

périphérique» sur celles du centre contribuèrent à In formation d'un noyau plus solide au sein de cette masse de vapeurs. Ce phénomène fut la coni|'ipience inévitable des lois (pii présidèrent à la naissance de chaque sphère gazeuse, telles que la théorie de I. a place les a formulées ; lois dont l’évolution consista dans la concentration d’une zone au milieu de la vaste sphère gazeuse de tout notre système solaire. Il nous faut maintenant nous demander quelle matière

' constitua ce noyau et s’il arriva du premier coup à sa composition définitive. Nous avons quelques raisons de répondre négativement à la seconde partie de cette question. En effet, le noyau de la comète d’Enckecst d’une densité très-peu supérieure à celle de l'enveloppe vaporeuse ambiante. D’un autre côté, nous pouvons considérer les pierres météoriques comme des fragments de matière planétaire, formés dans l'espace et attirés par la Terre lorsqu'ils viennent à traverser son orbite. Nous trouvons dans cette considération les meilleurs motifs pour regarder le noyau de notre planète comme constitué de matières solides et peut-être même de métaux. Toutefois, il ne faut pas oublier que les régions glacées dans lesquelles les météores circulent ont dû considérablement abaisser leur température primitive et, par suite, modifier leur qualité matérielle'. Celle-ci ne peut donc nous servira reconnaître par analogie la nature du noyau terrestre. Néanmoins, leur substance pourrait bien être la même ou au moins analogue, puisque nos recherches précédentes nous ont conduit à admettre la prépondérance des métaux au centre delà Terre. Nous passerons sur ces considérations, et sans vouloir déterminer si les premières substances condensées d’où naquit le noyau de la Terre consistaient simplement en vapeurs métalliques ou si les métaux étaient déjà solidifiés, nous nous contenterons d’avoir établi qu'à une certaine période ils ont incontestablement passé par l’état de fusion ignée*. Ce noyau employa de longs espaces de temps avant d’atteindre le volume nécessaire pour attirer toute la masse tellurique dans sa sphère gazeuse. Cependant, lorsqu’on réfléchit que les métaux sont les substances les plus

9 1 OU«* opinion n'nl nullement infirmé«* par le fait tjue les pierre« iuét«*onipies Font

chaud«** et même brûlante« au moment «le leur chute, toujours accompagne«* d'une production de chal<*nr lumineuse. Cette chaleur «e manifeste seulement au contact avec notre ntmmphcr«*, par ritülnmmntion «les vapeurs «pii nreompagnent I«* météore ou par le frottement «pi'il exerce sur l'air.

Voir In nota «le la page suivante.

HISTOIRE DE LA CIlÉATtON.

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lourdes de la Terre et que le degré de puissance attractive se fonde sur le poids spécifique, on comprend facilement que le premier noyau métallique formé dut attirer à lui de plus,cn plus énergiquement de nouvelles couches de métal, et que tous les éléments métalliques des diverses zones sphériques de la Terre, non retenus par des affinités chimiques ou des forces physique#; durent venir s’y concentrer. En effet, en dehors de la plus ou moins grande pesanteur des corps dans ces zones sphériques, les affinités chimiques f des matières étaient les seules forces existantes. Mais elles durent apparaître dans beaucoup de substances seulement au moment où le degré de concentration, produit par une attraction plus intense, fut suffisante pour la manifestation de leurs propriétés chimiques.

Les nombreuses substances élémentaires qui, d'après l’analyse chi- ■ inique, constituent notre Terre, étaient mélangées à l’étal de vapeur dans les proportions où nous les rencontrons comme parties constituantes du Globe. (Jette opinion est très-admissible, si l’on tient compte de la faculté de pénétration dont jouissent les gaz, les uns à l’égard des autres. L’aflinité chimique n’eut pas tout d’abord la même action qu’aujourd’hui et ne produisit point des combinaisons dans les mêmes conditions où nous la voyons agir. De plus, les corps les plus lourds, les métaux nobles, sont les moins aptes à ces combinaisons, et quoiqu’ils se mélangent entre eux à l’état liquide, leurs différences de degré de fusion et de volatilisation dut les préserver de ces mélanges, lorsqu'ils commencèrent à se solidifier et à quitter leur forme gazeuse. Eu effet, le mercure est encore en vapeur, tandis que le fer est déjà liquéfié, et le platine est depuis longtemps passé à l’état solide, lorsque l’or et l'argent sont encore liquides. Obéissant à ces lois, les métaux les plus lourds se séparèrent d'autant plus vite du mélange qu’ils ont moins de tendance à se combiner avec d’autres corps. Ils constituèrent incontestablement le premier noyau solide ou liquide, dont l'accroissement s'effectua graduellement en attirant les éléments analogues et qui, enfin, atteignit un volume suffisant pour attirer à soi les matières les plus légères des zones sphériques et en former un globe particulier. A partir de ce moment, la sphère terrestre exista dans l’espace, semblable à une comète et formée de métaux liquides et incandescents1

* U* diamètre terrestre, entre les pôles, est de 5 3/5 milles ^eutrophiques plus nmrt «pie le diamètre kiYquateiir (1 .7 1 X 3/5 mille»; . O Tait démontre que la terre fut lûplide

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