CHAPITRE
plissécs de gypse keuprique (llg. 8), situées sur le liord de la mute, près de la troisième carrière de gypse de Sevekenherg à Oued lin- • liourg, nous montre parfaitement quelle variété de courbures peuvent affecter les couches repliées et comprimées de rette façon.
Cette explication, tout à fait incontestable, suffit parfaitement pour rendre compte des stratifications obliques et repliées surrllcsmèine comme d’effets produits par des forces soulevantes. I, 'inclinaison simple se comprend dès lors de soi-même, puisqu’il suffit de montrer l’existence de crevasses avec bords relevés. On peut le faire dans beaucoup de cas, et partout où cela a lieu, les bords sont dirigés vers les masses soulevantes, comme on devait s’y attendre, si l’inclinaison était le résultat. du relèvement de toute la couche. Ajoutons que quelquefois on rencontre de grands fragments de strates renversés sur les autres et dans lesquels la suite des couches présente une série inverse de celle des stratifications géné- • raies du lieu. Il est incontestable que ce phénomène est dû à un soulèvement. Un fragment détaché le long de la crevasse fut relevé jusqu'à ce qu’il en vint à pencher de l’autre côté ; alors, obéissant nécessairement à l’action de la pesanteur, il se coucha sur les autres strates en renversant l’ordre de ses parties.
L’étude des ilivers modes de stratification nous démontre par tous ces faits la réalité des soulèvements de bas en haut dans les périodes primitives géogéniques avec tout autant de certitude que les phénomènes volcaniques actuels établissent le même fait poulies temps modernes. Ces deux circonstances justifient l’hypothèse admettant l’identité des phénomènes à tous les moments du temps. Cette théorie trouve encore une confirmation plus complète dans la manière suivant laquelle les masses cristallines se juxtaposent avec les strates bouleversées. Lorsque le géologue a découvert, à côté des sédiments si ratifiés, les roches cristallines soulevantes sorties des profondeurs , il constate qu’elles se prolongent au-dessous des couches suivant l’angle d’inclinaison des strates et entre leur écartement. Il reconnaît, de plus, que, lorsque les matières éruptives se sont déversées par-dessus le sol relevé, celui-ci pend avec une forte déclivité vers les précédentes et présente une surface de déchirure sur laquelle les lignes parallèles concentriques ou ondulées des plans de stratification courent les unes a côté des autres. Il appelle celte déclivité, plus ou moins marquée suivant la puissance
des couches soulevées, inclinaison opposée, pour la distinguer de l'inclinaison identique dirigée dans le sens de la pente. I,a première se rencontre toujours à l’intérieur des montagnes et tournée vers leurs cimes, la seconde se rencontre dans les plaines et les lieux environnants. Comment expliquer ces rapports autrement que par des soulèvements, et qui pourrait encore contester ces faits? Personne de ceux qui avant tout recherchent la vérité sans se préoccuper d’idées anciennes et d'opinions préconçues.
Nous venons d’étahlir que toutes les couches dérangées de leur position horizontale dans une position inclinée ont été soulevées et remaniées. Poursuivons notre élude en considérant maintenant l’inclinaison des couches les unes par rapport aux autres ; ce nouvel ordre de considérations nous conduira à des résultats encore plus importants. Mais, auparavant, il est nécessaire de donner quelques explications sur les rapports des couches entre elles. Il s’agit de certaines dénominations qui, introduites pour la facilité de l’usage, sont souvent employées, mais ne font pas comprendre par ellesmêmes les modes de stratification.
En géognosic, les assises placées au-dessus d’une couche donnée se disent sus-jacentes, celles qui sont au- dessous sous-jacentes. La manière suivant laquelle les couches s’arrangent et s’étendent s’appelle leur stratification, dont on distingue six genres principaux représentés dans les ligures suivantes : — 1 . On dit que les couches sont
en stratification horizontale, lorsqu’elles conservent un même niveau vers tous les points de l’horizon. — ‘2. La stratification en forme de selle est celle dont les couches se redressent des deux côtés comme les pans d’un toit pour former une arête rectiligne ; cette arête, qui représente le faite du toit, prend le nom de crèle de la selle ou ligne anticlinale. — 3. En fond de bateau, lorsque les couches re-