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compter que vingt-deux avrils et d'être fraîche comme un bouquet dans la rosée... »
« Carlotta Grisi, et Petipa qui la seconde si merveil-
FIG. I I O. — MUe CARLOTTA GRISI.
(D'après une lithographie de Lacauchie. — Bibliothèque de l'Opéra.)
leusement, ont fait de ce dernier acte (de Giselle) un véritable poème, une élégie chorégraphique pleine de charme et d'attendrissement. Plus d^n œil, qui ne
LE BALLET
LA PANTOMIME
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croyait voir que des ronds de jambe et des pointes, s'est trouvé tout surpris d'être obscurci par une larme, ce qui n'arrive pas souvent dans les ballets. Ce rôle est désormais impossible à toute autre danseuse,et le nom de Carlotta est devenu inséparable de celui de Giselle. »
Carlotta Grisi débuta à l'Opéra en 1 841, elle y resta jusqu'en 1848.
« Pour essayer de peindre le talent de Fanny Cerrito (fig. 1 i3),ditsabiographie, il faudrait être sylphe soimême et tremper sa plume dans , (1 „,
1 F I G • I I I . — MUe E M M A LI V R Y ( I ô 4 2 - I S 0 3 ) •
rétner où ses ailes -^ (Buste de Barré( l8Ô4 Musée de j'ôpéra.) transparentes semblent incessamment la soutenir et la faire tournoyer. Ceux qui avaient admiré Taglioni, Elssler comme le nec plus ultra se trouvent transportés dans le royaume des Fées depuis qu'ils ont vu se lever l'éclatante étoile de Cerrito. »
\\6 HISTOIRE t)E LA t)ANSË.
Après ces artistes admirables vinrent Mmes Rosati et Amalia Ferrari, la pauvre Emma Livry (fig. 1 1 i)dont la mort fut affreuse, Zina Richard, qui devint Mme Mérante, Laure Fonta,qui a écrit d'intéressantes pages sur son art, Mlles Fioretti, Boschetti, Léontine Beaugrand, Fiocre, Rita Sangalli (fig. 1 1 2), Julia Subra, RositaMauri dont on n'a pas oublié le talent, la grâce et la souplesse.
Nous avons dit plus haut que le costume avait eu une grande influence sur la danse. Le caleçon de précaution de Mlle de Camargo permit d'abord une danse moins terre à terre, plus légère, plus envolée. Le retour au réalisme du costume, déshabillant les héros et les déesses « à l'antique », rendait ridicules les bas couleur chair, les justaucorps en taffetas chair, dont on se servait encore, en 1773, dans le ballet de Zélindor, roi des Sylphes. Certains costumes de cette œuvre chorégraphique semblent indiquer l'emploi du maillot. Cependant le maillot n'était pas encore inventé, puisque pour représenter une nymphe, la Saint-Huberty apparut un soir « la tunique attachée sous un sein découvert, les jambes complètement nues, les cheveux, ses vrais cheveux épandus sur les épaules ». Ceci se passait vers i783.
« Le lendemain, dit E. de Goncourt, des ordres ministériels défendaient à la chanteuse de reparaître sous ce costume, et à la seconde représentation, la chasseresse thessalienne était contrainte de revenir aux bas couleur chair, à la tunique de burat, à la gaze d'Italie tamponnée, au satin anglais, au taffetas aurore et à la perruque. »
On n'est pas d'accord sur la date de l'apparition du
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