‹ Histoire de la danse à travers les âgesChapitre 32 sur 153 · Cesare Negri, Histoire du Concile de Trente · texte numérisé non relu

Cesare Negri, Histoire du Concile de Trente

En Italie, au xvin0 siècle, on dansait dans les couvents et les monastères. Les religieuses donnaient dans leur parloir des bals masqués aux personnes de la ville; elles y assistaient derrière la grille du cloître, mais elles Savaient pas le droit de se mêler à la foule des danseurs1.

Une des plus curieuses manifestations de la danse religieuse en Espagne est la messe de rite mozarabe; elle se rattache à l'orchésographie par les batteries de tambourin qui rythmaient les danses exécutées dans le chœur. Le Concile de Tolède avait adopté la réforme d'Isidore de Séville pour toute l'Espagne, et ce rite fut célébré dans les sept églises de Tolède que les Arabes avaient laissées aux chrétiens. Le tambourin accompagnait les pavanes sacrées, derniers vestiges de la danse religieuse. Au ixe siècle, lors de la prise de Tolède par Alphonse le Brave, les messes mozarabiques furent détrônées par le rite romain qui, après bien des luttes, reprit la prééminence. Les messes mozarabiques avec danses furent cependant rétablies, à la fin du xve siècle, par le cardinal Ximenès de Cisneros.

La grande danse caractéristique du moyen âge fut la Danse macabre ou danse des Morts (fig. 14- 1 5), dont les peintres les plus habiles ont laissé des représentations sur les murs des cimetières ou des églises : il n'en sera question ici qu'au point de vue historique et chorégraphique.

Quelle fut l'origine de la danse des Morts? On peut la chercher d'abord dans l'esprit de mysticisme du moyen âge. C'était la glorification de la Mort, invo-

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