‹ Histoire de la danse à travers les âgesChapitre 43 sur 153 · M. Emmanuel, la Danse grecque antique · texte numérisé non relu

M. Emmanuel, la Danse grecque antique

gadesde l' Attique, les danses des Saisons, dont l'origine remonte au retour de Bao chus en Grèce, après la conquête des Indes, et que Ton appelait aussi Horai, parce qu'elles rappelaient les quatre phases astronomiques de Tannée. La plus répandue était la danse du Printemps, à laquelle le peuple entier prenait part, mais qui tomba plus tard dans la licencela plus effrénée. Citons encore la Komètikè, danse familière, exécutée dans les rues, aux fêtes villageoises.

Venaient ensuite les Aglaur/e^enPhonneurd^Aglaure, fille de Cécrops, les Anacées, dédiées à Castor et Pollux, les Androgénées à Minos, VAsclepsis à Esculape, la Ne'mésis, instituée en mémoire de la victoire de Marathon et faisant partie des danses Munychiennes, la danse de la Grue, sorte de farandole, inventée, disaiton, par Thésée, pour représenter sa sortie du Laby-

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rinthe de Crète et qui, d'après Callimaque, tira son nom de la manière dont volent les grues (fig. 20).

La description de cette danse nous est donnée par M. Emmanuel dans sa Danse grecque antique, d'après un vase du vie siècle avant Jésus-Christ. « C'est une longue file où les hommes et les femmes se tenant par la main alternent régulièrement. Thésée lui-même est leur conducteur; il les précède en jouant de la lyre, et s'avance vers Ariadne que cette pompe orchestique paraît émerveiller. Les danseurs ne sont autres que les victimes désignées du Minotaure, arrachées par Thésée à la mort qui les attendait dans les profondeurs du Labyrinthe. »

Les ^esclaves, de leur côté, avaient leur danse particulière appelée Mothon.

Arrivons aux danses privées.

Les plus célèbres étaient les danses des festins et la danse nuptiale. Parmi les danses des festins, il faut citer en premier lieu le Komos, qui terminait la journée des vendanges et prolongeait bien avant dans la nuit sa gaieté folâtre et ses jeux désordonnés. Les Grecs, qui buvaient peu en mangeant, s'enivraient généralement à la fin du festin : c'est à l'orgie finale que l'on donnait le nom de Komos. Les festins d'apparat se terminaient aussi par des danses spéciales (fig. 21); elles avaient pris naissance dans les ébats innocents qui clôturaient les réunions de famille chez les anciens. Primitivement, les convives seuls s'y livraient : dans la suite, on fit venir des aulétrides et des danseuses de profession. Ces sortes de fêtes dégénéraient en orgies

indescriptibles. Pendant le découpage des viandes, on dansait le Chireon apotéké1.

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