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Pline, Hist. nat., XVIII

ioo HISTOIRE DE LA DANSE.

de la flûte ne tenaient qu'une bien faible part. On connaissait déjà les jeux Apollinaires, d'origine sacrée. D'abord, les Romains, même les plus sérieux, comme Appius Claudius, ancien triomphateur et prêtre salien, qui se faisait gloire de danser mieux que ses collègues, comme Marcus Cœlius et Lucius Crassus, personnages consulaires, se montrent fiers de leurs talents chorégraphiques. Puis, selon l'usage de l'Orient, les Romains ne veulent plus danser eux-mêmes. Ils font venir des saltatrices de profession : ce sont les célèbres Gaditanes, dont parlent Pline le jeune, Pétrone, Appien, Strabon, Martial et Juvénal, et dont certaines danseuses espagnoles modernes semblent avoir conservé la science. Parfois, dans les orgies, ils se mêlent à ces danseurs, à ces ballerines. Mais l'exercice public de la danse est considéré comme une honte chez les vieux Romains aux mœurs austères. Cicéron reproche à GabinhiS; homme consulaire, devoir dansé en public et dit, dans le Pro Murena, que pour danser il faut être ivre ou avoir perdu la raison. Tibère, par un arrêt du Sénat, fait abolir les Saturnales et exiler tous les maîtres de danse, à cause des pantomimes qui corrompent les mœurs. Cornélius Népos dit, à ce sujet, que déjà, sous Auguste, les Romains considéraient la danse comme un exercice qui peut contribuer au dérèglement des mœurs. Domitien chasse du Sénat quelques-uns de ses membres qui avaient exécuté en public les danses lascives. Les femmes ne sont pas non plus épargnées dans cette tentative d'épuration des mœurs, et Sempronia est blâmée par Salluste de savoir trop bien danser. Malgré ces sages avertissements, la corruption romaine, favorisée par les

LES ÉTRUSQUES ET LES ROMAINS

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compromissions des empereurs asiatiques, s'étendait comme une plaie dans toute l'Italie et les provinces.

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