Première édition (1 583); deuxième édition
sorte de gaillarde assez semblable avec elle, sinon que le tordion se dansait par bas et terre à terre, d'une manière légère, tandis que la gaillarde se dansait en s'élevant de terre. »
On verra dans le chapitre suivant ce que devinrent les basses danses. Il nous fallait d'abord montrer, l'histoire en main, qu'à côté des danses sacrées, interdites plus tard par les pontifes et les conciles, la danse profane se développait et commençait à prendre une place prépondérante dans les mœurs. Les rondes enfantines et naïves du moyen âge vont, à présent, se transformer en une chorégraphie plus savante. A côté de la licence des sauteries populaires, la danse noble prendra une allure plus affectée, plus pompeuse, plus spirituelle, selon que les cours, à la suite des rois, s'inspireront de la morgue espagnole, de la vivacité italienne, de l'esprit français qui caractériseront les danses du xvie, du xvnc et du xviii6 siècle.
OUVRAGES CONSULTES
Froissart, Chroniques de France, d'Angleterre, d'Ecosse, d'Espagne, de Bretagne (de 1326 à 1400).
Gaston Paris, la Littérature française au moyen âge.
Laure Fonta, Notice sur les danses du xvie siècle.
Brantôme, Vie des Dames Illustres; Vie des Dames Galantes.
Thoinot-Arbeau, Orchésographie.