‹ Histoire de la danse à travers les âgesChapitre 84 sur 153 · DE MUSIQUE · texte numérisé non relu

DE MUSIQUE

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FIG .64.— AFFICHE POUR LE BAL DE L'OPÉRA DU 3l JANVIER I779.

(Musée de l'Opéra.)

les particuliers, créa les bals publics, où chacun payait sa quote-part.

En 171 5, le Régent, par ordonnance du 3i décembre, autorisa le public à se réunir trois fois par semaine à POpéra. D'après Bonnet, la mort de Louis XIV ayant fait supprimer pendant quelque temps les réceptions officielles de la cour, on les remplaça par les bals publics de POpéra. Le premier eut lieu le 2 janvier

1716. A l'aide d'une machine, dont l'invention est attribuée à un moine, le plancher de la salle s'élevait au niveau de la scène : « La salle, dit un chroniqueur du xvme siècle, fut ornée de lustres et d'un cabinet dans le fond, de deux orquestres aux deux bouts, et d'un buffet de rafraîchissements dans le milieu. Cette disposition éprouva quelques changements dans la suite. »

Les bals de l'Opéra devinrent rapidement à la mode. Mais, dès les premières années, le bon ton consistait à n'y pas danser. On laissait ce soin à de misérables masques payés pour la soirée. Le reste de la foule n'était qu'une véritable cohue rappelant « les Saturnales de Rome et le Carnaval de Venise », dit le même auteur. Le bon ton permettait seulement d'assister au spectacle du haut des loges et des galeries. Pendant le xviue siècle, les bals masqués de l'Opéra se donnaient le dimanche, du 1 1 novembre jusqu'à l'Avent, et deux ou trois fois par semaine de la fête des Rois au carême. Ils commençaient à onze heures du soir et se terminaient au petit jour, entre six heures et sept heures du matin. On payait, en entrant, la somme relativement modeste de 6 livres, ce qui n'empêcha pas la recette d'atteindre 77877 livres la première année, et ii6o38, la cinquième (17 19- 1720). La seconde saison (171 6- 17 17) fut la plus maigre de toutes, au point de vue de la recette : elle ne produisit que 14225 livres. Cette diminution s'explique par la concurrence que faisaient à l'Opéra les bals masqués de la Comédie-Française. « M. Law, dit Dangeau, dans son Journal de 1684 à 1720, a donné de l'argent à l'Opéra pour qu'il n'y eût

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