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FEMME-PANTOMIME

(Peinture de vase. — Ancienne collection Lusieri.)

un grand danseur, mais mon épée pourtant Rabattra peut-être! » Or, Mérion ne fut pas atteint. Exercé à la danse, il évitait avec beaucoup d^dresse les coups qui lui étaient destinés.

Les Grecs cultivèrent avec soin les danses guer-

22a HISTOIRE DE LA DANSE.

rières. Voici les noms de celles qui nous sont parvenues: la Prylide, qu'on a confondue quelquefois avec la pyrrhique : Homère et Callimaque la citent ; la Persiké dansée par les soldats grecs à l'imitation des marches et contremarches en usage dans Tannée des Perses : c'était, en réalité, une évolution guerrière plutôt qu'une véritable danse; la Sciamachie, qui indiquait le combat avec les Ombres; la Telesias; la Karesia très en honneur chez les Magnètes, avec la Karpea que les Athéniens pratiquaient aussi ; la Thermastris, danse qu'Athénée qualifie très justement de furieuse, car les danseurs, au comble de l'excitation, tenant longtemps la tête baissée en faisant des gestes lascifs, se mordaient les muscles des bras et finissaient par se déchirer les chairs avec les armes qu'ils agitaient ; la Titanes qui représentait le combat et la défaite des Titans, enfin la Tracktros qui avait été empruntée aux peuplades de la Thrace.

Les Scythes et les Thraces aimaient beaucoup la danse guerrière. Xénophon i nous laisse une description de la Pyrrhique chez ces derniers : « Quand on eut fait des libations et chanté le Pœan, des Thraces se levèrent; d'abord ils dansent tout armés au son de la flûte. Ils sautent très haut avec agilité en s'escrimant de leurs sabres nus qu'ils tiennent en main. Enfin l'un des danseurs frappe l'autre, et tout le monde croit qu'il vient de le tuer. Mais ce n'était qu'une feinte inoffensive; les Paphlagoniens jettent alors un grand cri, et le vainqueur ayant dépouillé son adversaire de ses armes sort en chantant ».

i. Anabase.

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