‹ Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain (volume 2)Chapitre 4 sur 62 · DE L'FMPIBE ROMAIN. CHAP. L · texte numérisé non relu

DE L'FMPIBE ROMAIN. CHAP. L

d'un mélange de sang arabe (i). Les Bédouins conservent avec des soins superstitieux le souvenir de l'histoire et des succès de la race la plus pure. Les mâles-se vendent fort cher, mais les femelles s'aliènent rarement, et la naissance d'un noble poulain est un sujet de joie et de félicitation parmi les tribus. Ces cbevaux sont élevés dans des tentes au milieu des enfans des Arabes, et dans une tendre familiarité qui nourrit en eux des habitudes de douceur et d'attachement. Ils n'ont que deux allures , le pas et le galop : leurs sensations ne sont point émoussées par les continuelles atteintes du fouet ou de l'éperon ; on réserve leur force pour les momens de la fuite ou de la poursuite; mais dès qu'ils sentent la main ou rétrier, ils s'élancent avec la légèreté du vent ; et si dans sa course rapide leur ami se trouve renversé, à l'instant même ils s'arrêtent jusqu'à ce que le cavalier se soit remis en selle. Dans les sables de Le chamean. l'Afrique et de l'Arabie le chameau est un présent du ciel et un animal sacré. Ce fort et patient animal, des-

(i) Voyez y sur les chevaux arabes, d'Arvieux (p. i5g- 1 73 ) , et Nit^buhr (p. 1 4^4- 1 44)' A la fin du treizième siècle , les chevaux de Neged passaient pour avoir le pied sûr ; ceux de î'Yeraen , pour avoir de la force et être les plus utiles , et ceux de Hejaz paraissaient avoir la plus belle apparence. Les chevaux de l'Europe, qu'on reléguait dans la dixième eî dernière classe, étaient généralement méprisés : on leur reprochait d'avoir trop de corps et trop peu de courage (d'Herbelot, Bihlloth. orient, y p. SSg); ils avaient besoin de toutes leurs forces pour porter le cavalier et son armure.

rO HISTOIRE DE LA DECADENCE

tinë à porter des fardeaux , peut marcher plusieurs jours sans manger et sans boire; son corps, empreint des marques de la servitude, renferme une sorte de poche, un cinquième estomac, réservoir d'eau douce: les grands chameaux peuvent porter un poids de dix quintaux ; et le dromadaire , d'une structure plus légère et plus active , devance le plus agile coursier. Durant sa vie et après sa mort , presque toutes les parties du chameau sont utiles à l'homme: sa femelle donne une quantité considérable d'un lait nourrissant; lorsqu'il est en bas âge, sa chair a le goût du veau (i) ; on tire de son urine un sel précieux ; ses excrémens tiennent lieu de matières combustibles , et ses longs poils , qui tombent et se renouvellent tous les ans, grossièrement travaillés, servent a l'habillement, a Tameublement et aux tentes des Bédouins. Durant la saison pluvieuse, il se nourrit de Fherbe rare et insuffisante du désert ; pendant les chaleurs de Tété et la disette de l'hiver, les tribus vont camper sur la côte de la mer; sur les collines de l'Yémen ou aux environs de l'Euphrate , et souvent elles se sont portées , non sans péril, jusqu'aux rives du Nil et aux villages de la Syrie et de la Pa-

( 1 ) Qui carnihus camelorwn vescl soient odil tenaces sunt , disait un médecin arabe (Pocock, Spécimen , p. 88). Mahomet lui-même , qui aimait beaucoup le lait de la femelle de ce quadrupède, préférait la vache ; et il n'a pas fait mention du chameau ; mais le régime, à la Mecque et à Médine , était déjà moins frugal. (Gagnier , Fie de Mahomet, t. m , p. 4040

Dïï i; EMPIRE ROMAIN. CHAP. L. II

lestine. La \ie d'un Arabe errant est une vie de danger et de misère , et quoiqu'il se procure quelquefois, par des vols ou des échanges, les fruits de l'industrie, le luxe d'un simple particulier en Europe lui fournit des jouissances beaucoup plus solides et plus agréables que celles où peut atteindre le plus fier ëmir , fort d'une armée de dix mille chevaux.

Cependant on remarque une différence essentielle p^^gl]^^ '^" entre lés hordes de la Scythie et les tribus arabes; plusieurs de ces dernières ont etc rassemblées dans des bourgades et adonnées au commerce et à l'agriculture. Elles employaient une partie de leur temps et de leur industrie aux soins de leur bétail ; soit durant la guerre , soit durant la paix, elles se mêlaient avec leurs frères du désert ; ces utiles rapports procurèrent aux Bédouins quelques moyens de subvenir à leurs besoins, et leur donnèrent quelque ide'e d'arts et de sciences. Les plus anciennes et les plus peuplées des quarante-deux villes d'Arabie (i) qu'indique Abulféda, étaient situées dans V Arabie Heu7^euse ; les tours de SaanaÇ^) et le réservoir merveilleux de

( I ) Marcien d'Héraclée {in Per/p., p. 1 6, in t. ij de Hiidson , minor Gëograph.) comptait cent soixante quatre villes dans l'Arabie Heureuse. L'étendue de ces villes pouvait être peu considérable , et la crédulité de l'écrivain était peut - être grande,

(2) Abulféda ( in Hudson , t. m, p. 54 ) compare Saana à Damas, et c'est encore aujourd'hui la résidence de l'iman de l'Yemen ( Voyages de ISiebuhr^ t. i, p. 33i-342). Saana

12 HISTOrRE DE L\ BKCAT)ENCE

Mërab étaient l'ouvrage des rois des Homerites (i); mais cette splendeur profane était éclipsée par la gloire prophétique de Médine (q.) et celle de la Mecque (3) , situées près de la mer Rouge , à la disest à vingt-quatre parasanges de Dafar ( Abiilféda , p. 5 1 ) , et à soixante-huit d'Aden ( p. 53 ).

(i) Pocock , Spécimen^ p. Sj ; Geograph. Nublensis , p. 62. Meriaba ou Mérab, qui avait six milles de circonférence , fut détruite par les légions d'Auguste (Pline , Hist. nat , VI , 32 ) ; et au seizième siècle elle ne s'était pas encore relevée ( Abulféda, Descript. Arah. , p. 58).

(2) Le nom de cité , Médine fut donnée ««t' t^o^t^v à Yatreb (la latrippa des Grecs) , où résidait le prophète. Abulféda calcule (p. i5 ) les distances de Médine par stations ou journées d'une caravane ; il en compte quinze jusqu'à Bahrein , dix-huit jusqu'à Bassora , vingt jusqu'à Cufah, vingt jusqu'à Damas ou jusqu'en Palestine, vingt -cinq jusqu'au Caire, dix jusqu'à la Mecque, trente depuis la Mecque jusqu'à Saana ou à Aden, et trente-un jours ou quatre cent douze heures jusqu'au Caire (^o/fl-^É?^ <-/<?. S'^<2«', p. 47?)» et selon l'estimation de d'Anville (^ Mesures itinér. , p. 99)» une journée de chemin était d'environ vingt - cinq milles anglais. Pline {^Hist. nat., xii, 32) comptait soixante- cinq stations de chameaux depuis le pays de l'encens ( Hadramaiit , dans l'Yemen , entre Aden et le cap Fartasch) jusqu'à Gaza en Syrie. Ces mesures peuvent aider l'imagination et jeter du jour sur les faits.

(3) C'est des Arabes qu'il faut tirer ce que nous pouvons savoir delà Mecque (d'Herbelot , Bibl. orient. , p. 368-37 1 ; Pocock, Specim.y p. 1 26- 1 28 ; Abulféda , p. i \-^o). Comme on ne permet à aucun mécréant d'entrer dans cette ville , nos voyageurs n'en parlent pas ; le peu de mots qu'on trouve à cet égard dans Thevenot ( Fojy/^. du Levant^ part, i.

DE l'empire romain, cfiap. i. i3

tance de deux cent cinquante milles l'une de l'autre ; la dernière de ces saintes villes était connue des Grecs La Mecque. sous le nom de Macoraha; et la terminaison du mot désigne sa grandeur , qui cependant , à l'époque la plus florissante, n'a jamais surpassé l'étendue et la population de Marseille. Il faut qu'un motif caché , tenant peut-être a quelque superstition, ait déterminé ses fondateurs à choisir une position si défavorable. Ils élevèrent leurs habitations de vase ou de pierre , sur une plaine d'environ deux milles de longueur et d'un mille de large , au pied de trois montagnes stériles. Le sol y est de roche ; l'eau , même celle du saint puits de Zemzem, y est amère ou saumâtre ; les pâturages sont éloignés de la ville , et les raisins qu'on y mange viennent des jardins de Tayef qui se trouve a plus de soixante-six milles. Les Koreishites qui régnaient à la Mecque , se distinguaient entre les diverses tribus arabes par leur réputation et leur valeur ; mais en même temps que la mauvaise qualité de leur terrain se refusait aux travaux de l'agriculture , ils étaient placés d'une manière avantageuse pour faire le commerce. Ils entretenaient Son com. par le port de Gedda, éloigné seulement de quarante milles, une correspondance aisée avec l'Abyssinie, et ce royaume chrétien fut le premier asile des disciples de Mahomet. Les trésors de l'Afrique étaient portés à travers la péninsule à Gerrlia ou Katif, ville

p. 490 ) avait été recueilli de la bouche suspecte d'un rené i;at africain. Des Persans y comptaient six nulle maisons. (Chardin, l. iv, p. 167.)

merce.

J4 histoire de la DÉCAD1ENCE

de la province de Bahrein, bâtie par les exiles de la Chaldee qui, dit-on, employèrent pour matériaux un rocher de sel (i). On les conduisait ensuite , avec les perles du golfe Persique , sur des radeaux, jusqu'à l'embouchure de l'Euphrate. La Mecque se trouve presque à une égale distance , c'est-à-dire à trente journées de marche de l'Yemen qui est à sa droite , et de la Syrie qui est à sa gauche. Ces caravanes se reposaient l'hiver dans TYcmen , et l'etë dans la Syrie ; et leur arrivée dispensait les vaisseaux de l'Inde de l'ennuyeuse et pénible navigation de la mer Rouge. Les chameaux des Koreishites revenaient des marchés de Saana et de Mérab , et des havres d'Oman et d'Aden , chargés d'aromates précieux. Les foires de Bostra et de Damas fournissaient à la Mecque du blé et des ouvrages de leur industrie : ces échanges lucratifs répandaient l'abondance et la richesse dans les rues de cette ville ; et les plus nobles de ses enfans réunissaient l'amour des armes et la profession du commerce (2).

indépen- Lcs étrangers et les naturels du pays ont fait de

tUnce natio- ,,. , , , / ii i » i i • i i

Tiaic- des Ara- 1 indépendance perpétuelle des Arabes le sujet de leurs

bes.

(i) Strabon, 1. XVI , p. 11 10. D'Berhelot (^Bibl. orient. , p. 6) indique une de ces maisons de sel près de Bassora.

(2) Mirum clictu ex innumeris populis pars œqua in com- MERCiis aut latrociniis degit (Pline, Hist, nat. y vi , Sa). Voyez le Koran de Sale , Sura 1 oG , p. 5o3 ; Pocock , Spcc. , p. 2 ; d'Herbelot, Bihl. orient. , p. 36 1 ; Prideaux , Vie de Mahomet, p. 5; Gagnier , Vie de ?dahoinet, 1. 1, p. 72-120, I ?.6, etc.)

DE l'iMHÎRF BOMAIN. CIIAP. L. l5

élogea , et d'artificieux controversistes ont trouvé dans cet état singulier, mais naturel , une prophétie et un miracle en faveur de la postérité dlsmaël (i). Des faits , qu'on ne peut ni dissimuler ni éluder , rendent cette manière de raisonner aussi indiscrète que superflue : le royaume d'Yémen a été subjugué tour à tour par les Abyssins, par les Persans , par les sultans d'Egypte (2) et par les Turcs (3) ; les saintes villes de la Mecque et de Médine ont plié à diverses reprises sous le joug" d'un tyran tartare ; et la province romaine d'Arabie (4) comprenait en particu-

(i) Un docteur anonyme ( Unh>eT\s. History ^ vol, xx , édit. ««-8°) a tiré de Tindépendance des Arabes une démonstration formelle de la vérité du christianisme. Un critique peut d'abord nier les faits et ensuite disputer sur le sens du passage de la Bible qu'on allègue ( Genès. , xvi , 12), sur l'étendue de son application et sur le fondement de la généalogie.

(2) Il fut subjugué (A. D. 1 lyS) par un frère du grand Saladin , qui établit une dynastie des Curdes ou des Ayoubites. ( Guignes, Elst. des Huns j t. 1 , p. 426; d'Herbeiot ,

(3) Par le lieutenant de Soliman i^"^ ( A. D. 1 538 ) , et par Selim II ( i568). Voy. Cantemlr [^Hlst. de Vewpirc Ottoman^ p. 201-221.) Le pacha qui résidait à Saana , donnait des ordres à vingt-un beys ; mais jamais il u envoya aucun revenu à la Porte (Marsigli, Stato Militare deil' imperio Ottomanno, p. 1 24), et les Turcs en furent chassés vers l'an i63o. (Niebuhr, p, 167 , 168.)

(4) Les principales villes de la province romaine, qu'on appelait Arabie et la troisième Palesiine, étaient Bostra et Pctra , qui comptaient de Tannée loô, époque où elles fu-

îG HISTOIRE DE LA DÉCADENCE

lier le désert où Ismaël et ses enfans doivent avoir* établi leurs tentes à la face de leurs frères. Au reste, cet asservissement ne fut que passager ou local ; le corps de la nation a échappé à l'empire des plus puissantes monarchies. Sésostris ni Cyrus, Pompée ni Trajan , ne purent achever la conquête de l'Arabie; et si le souverain actuel des Turcs (i) y exerce une apparence de juridiction , son orgueil est réduit à solliciter l'amitié d'un peuple qu'il est dangereux de provoquer et qu'on attaque vainement. La liberté des Arabes tient évidemment à leur caractère et à la nature de leur pays. Plusieurs générations a^ant Mahomet (2) , les contrées d'alentour avaient cruelle-

rent subjuguées par Palma , lieutenant de Trajan. ( Dion- Cassius, 1. Lxviii). Petra était la capitale des Nabathéens , qui tiraiept leur nom de l'aîné des enfans d'Ismaël ( Ge/ics, XXV, 12, etc. , avec les Commentaires de saint Jérôme, de Le Clerc et de Calmet). Justinien abandonna un pays de palmiers de dix journées de marche, au sud d'^lali ( Procope , De bell. perslco , 1. i^ c. i()) ; et les Ptomains avaient un centurion et une douane ( Arrien , en Periplo Maris Ery— ikrœl , p. 1 1 , in Hudson, 1. 1) dans un endroit {^XiVKtj kc^/hij^ Pagus Alhus , Hawara ) du territoire de Médine (d'Anvil)e , Mémoire sur l^Egypte^ p. 243). C'est sur ces possessions réelles et quelques incursions nouvelles de Trajan ( Peripl, , p. \l\3 i5) que les historiens et les médailles ont fondé la supposition de la conquête de l'Arabie par les Romains.

(i) Niebuhr ( Z>e^cr//>^ de C Arabie j-ç, 3o2 , 3o3 , Sjç)- 33 1 ) fournit les détails les plus recens et \ts plus, authentiques sur le degré d'autorité que possèdent les Turcs en Arabie.

(2) Diodore de Sicile ( t. 11, 1. xix, p. 39o-3(j3; édit. de

DE L EMPIRE KOMA-IIY. CHAP. L. l'J

ment senti leur intrépide valeur dans la g^uerre offen* sive et défensive. Dans les habitudes et la discipline de la vie pastorale, les hommes se forment peu à peu aux vertus patientes et actives d'un soldat. Le soin des moutons et des chameaux est abandonné aux femmes de la tribu ; mais la belliqueuse jeunesse , toujours à cheval , armée et réunie sous le drapeau de l'émir, s'exerce à lancer des traits , à manier la javeline et le cimeterre. Le souvenir de leur longue indépendance est le gage le plus certain de sa durée ; chaque génération nouvelle se sent animée du désir de se montrer digne de ses ancêtres et de conserver l'héritage de valeur qui lui a été transmis. L'approche d'un ennemi commun suspend leurs querelles domestiques, et dans leurs dernières hostilités contre les Turcs , quatre-vingt mille confédérés attaquèrent et pillèrent la caravane de la Mecque. Ils marchent au combat animés par l'espérance de la victoire et conduisent derrière eux de quoi assurer leur retraite. Leurs chevaux ou leurs chameaux, qui en huit ou dix jours peuvent faire une marche de quatre ou cinq cents milles , disparaissent promptement aux yeux du vainqueur; les eaux cachées du désert échappent à toutes ses recherches , et ses troupes victorieuses se consument de soif, de faim et de fatifi^ue à la poursuite d'un ennemi invisible qui , méprisant

Wesseling)a fait clairement connaître rindépendance des Arabes Naballiéens, qui résistèrent aux armes d'Antigone et à celles de son fils.

r8 HISTOIRE DE LA DÉCADENCE

ses efforts , repose en sûreté au sein de sa brûlante solitude. Les armes et les déserts des Bédouins ne garantissent pas seulement leur liberté , ils servent de barrière à l'Arabie Heureuse, dont les habitans, e'ioignés du the'âtre de la g^uerre , sont énervés par l'abondance du sol et du climat. La fatigue et les maladies détruisirent les légions d'Auguste (i); et ce n'est jamais que par mer qu'on a pu réussir à subjuguer l'Yémen. Lorsque Mabomet arbora son étendard sacré (2), ce royaume était une province de l'empire de Perse; mais sept princes des Homérites régnaient encore dans les montagnes, et le lieutenant de Cbosroès se laissa persuader d'oublier sa patrie et son maître malbeureux. Les historiens du siècle de Justinien nous font connaître la situation des Arabes indépendans, prenant parti , chacun selon leur intérêt ou leur affection , dans la longue querelle de l'Orient : on permit a la tribu de Gassan de camper sur le territoire de la Syrie, et aux princes de Hira de former une ville environ quarante milles

(i) Slrabon, I. xvi , p. 1127-1129; Pline, Hist. nat. , VI, 32. j^lius Gallus débarqua près de Médine, et fit près de trois cents lieues dans la partie de l'Yémen qui est entre Mareb et l'Océan. Le non ante dcvlctis Saheœ regihus ( Od, 1 , 2g), et les întactl Arabum thesaurii^Od. jii , 2/|) d'Horace , attestent Tindépendance encore vierge de l'Arabie.

(2) Voy. dans Pococke une histoire imparfaite de l'Yémen , Specim , p. 55 66; de Hira , p. 66-74; ^^ Gassan , p. 75-78, sur tous les points qu'on a pu savoir, ou dont on a pu conserver le souvenir dans un temps d'ignorance.

Page 1